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Eric Nicolas (Domaine de Bellivière) : (1)

Par Daniel Sériot

Domaine de Belliviere - Domaine de Bellivière, Eric Nicolas, 72340 LHOMME

Tél.: 02 43 44 59 97 - Fax : 02 43 79 18 33

E-mail: info@belliviere.com

I – Présentation du Domaine :

      Comment êtes-vous arrivé dans le monde du vin ?

Pourquoi je suis venu au vin ? Par plaisir, un peu comme vous…

J’apprécie en fait le bon vin et petit à petit, imperceptiblement je me suis demandé comment je pouvais prendre plaisir au vin. J’ai tenté de percer le mystère. J’ai donc beaucoup lu sur le vin. Beaucoup de lectures, Emile Peynaud de la faculté de Bordeaux, en particulier, et des dégustations. J’ai pu faire des découvertes, aussi, entre amis.

C’est à Christine que je dois ce métier…, d’être venu au monde du vin. Elle me dit un jour : « Tu lis beaucoup beaucoup sur le vin…tu ne pourrais pas en faire un métier ? »

r pour des compétences en physico-chimie…

A l’époque, effectivement, je travaillais en physico-chimie et au sein du groupe Total. En analyse. J’ai suivi une formation technique, qui elle ne m’a pas vraiment « enivré ».

J’ai étudié une reconversion, au sein du groupe Total. Ce sont eux qui m’ont payé cette reconversion. Pour obtenir un diplôme d’oenologue à Montpellier. J’étais toujours dans un esprit un peu « technique » et de formation.

Christine avait trouvé un emploi dans le midi, car elle est originaire de Marseille. Moi, je travaillais au Havre, chez Total. Quand je descendais la voir, je passais devant la Bourgogne, les Côtes du Rhône, La Provence et je faisais de nombreux arrêts.

Le fait de reprendre des études à Montpellier, cela m’a aussi permis de me rapprocher d’elle.

neron ?

Je voulais offrir en fait du plaisir parce que j’en avais pris et que je sentais que je pouvais en offrir. Alors j’ai cherché la meilleure façon de le faire.

Aujourd’hui encore c’est cette quête du plaisir à offrir qui nous motive. Tout notre investissement dans notre exploitation tourne autour de ça. On a toujours réinsvesti tout ce qu’on a pu, économiquement dans le vignoble et dans notre savoir-faire.

A mon avis il nous faudra encore vingt ans pour à peu près construire quelque chose sur le plan vignoble et chai pour pouvoir aller plus loin dans notre possibilité d’offrir à notre sens le maximum de plaisir.

lt; mon installation. J’ai pour cela d’abord travaillé au domaine de Piictor.

J’ai beaucoup appris… En 1989, j’ai fait un recueil de mes impressions et je le lui ai remis à mon départ. Il en avait été très touché.

En 1991, je suis allé dans de petits domaines en Provence, ce qui a été un tremplin pour avoir un emploi ensuite en grosse cave coopérative, dans le Var.

Là j’ai eu le sentiment de passer du domaine familial à de l’industrie. J’ai travaillé pendant plus d‘un an. En 1992, l’on a produit plus de 200000 hl de vin ! Véritable industrie donc pour une cave qui n’avait aucun moyen de refroidir les moûts ! J’ai essayé d’insuffler tous les investissements techniques. Mais ce n’était pas dans les vues de cette administration qui voulait plutôt s’en mettre plein les poches et qui voyait dans ces acquis techniques des dépenses à réaliser. Je ne pouvais pas faire ce que je voulais. Puis problème de santé et donc mon installation devait être reportée. C’était pourtant le but ultime que je m’étais fixé. J’ai fait comprendre que je devais alors les quitter.

      Quels sont alors précisément vos débuts dans la Sarthe ?

;ant.

Alors je me dis, moi qui suis picard d’origine, pourquoi nes à exploiter, en association, chez une personne avec laquelle on n’a pu concrétiser de bail définitif. Cette personne nous a fait faux bond et en mars 1995 on a reçu une lettre recommandée précisant qu’elle ne voulait plus entendre parler de nous.

Coup de chance ! à ce moment-là un vigneron était sur le point de laisser trois hectares et demi en Coteau du Loir, pour des raisons familiales, et j’ai pu retrouver de mon côté deux hectares de vin de table et des friches à planter. On a acheté en 1995. On a replanté en 1996.

On a donc démarré là-dessus. Nous avions à ce moment-là une petite longère qui comportait cinq caves dans le tuffeau mais si on avait là un outil de travail, il fallait le remettre à flot. C’était limite pour accepter un tel projet. Avec le recul c’était de l’inconscience et nous avons découvert la Sarthe sous un jour plus clément car sur place on a trouvé aussi des gens qui étaient beaucoup plus intentionnés. On a pu grâce à ces personnes retrouver des parcelles et par la suite on a pu louer ou acheter un parcellaire qui est très dispersé – aussi bien sur l’appellation Coteau du Loir et que sur l’appellation Jasnières.

      Combien d’hectares de vignes actuellement ?

Maintenant qui est passé à treize hectares avec plusieurs stades : avec en 2002, après plusieurs années de rés certes, mais liés aux aléas climatiques, et aussi parce que l’on a pas mal de vieilles vignes première grande satisfaction pour moi est d’offrir du plaisir au travers du vin, et la deuxième est de pouvoir nourrir les gens, notre famille déjà et tous les gens qui viennent travailler autour du domaine.

Isabelle

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