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Richard Leroy (Rablay sur Layon) : un coeur de lion (1)

Par Daniel Sériot

Cette petite propriété de 2,7  hectares, sise à Rablay sur Layon est entièrement consacrée au chenin, et plus particulièrement, depuis 2006, à l’élaboration de vins blancs secs.

Deux cuvées sont produites sur ce domaine.

Le Clos des Rouliers (70 ares) : les vignes sont plantées sur des sous-sols de schistes gréseux de l’ère primaire.

Les Noëls de Monbenault (deux hectares), cette parcelle, au sommet des coteaux, orientée vers la vallée du Layon, offre la particularité de posséder un filon bien développé de rhyolites, qui sont des roches volcaniques acides, très compactes. Le couvert végétal est peu épais à cet endroit. Les autres parties de la parcelle sont probablement d’un matériel géologique différent. Bien que des levés géologiques détaillés n’aient pas été réalisés, la présence de schistes et de grès métamorphisés paraît probable, cette formation est recouverte d’un horizon végétal un peu plus épais que celui qui affecte les rhyolites.

La conception du vin de Richard est terroiriste, au sens noble du terme. Elaborer des vins parfaitement adaptés à la structure des sous-sols, riches, droits, avec des maturités abouties, des moûts qui ne nécessitent aucune chaptalisation. Depuis 2006, ces vins sont parfaitement secs, sans sucres résiduels.

Tout ceci exige un travail minutieux dans les vignes qui sont menées en biodynamie, et une excellente maîtrise du millésime, quand on connaît la faculté du chenin à botrytiser rapidement certaines années.

Les vins sont vinifiés en barriques neuves, ou de deux, trois ou quatre vins, avec une couverture parcimonieuse en soufre, ce qui oblige de maintenir les barriques parfaitement ouillées, sans aucun laisser aller.

Les fermentations malolactiques sont laissées au libre arbitre du vin, ainsi se font-elles ou non. Pour avoir goûté des vins les ayant faites, ils ne présentent aucune sensation de mollesse, et l’acidité « naturelle » du chenin semble parfaitement supporter la réalisation des fermentations malolactiques, quand elles se déclenchent. Un léger ajout de soufre, lors de la mise en bouteille ( 2grammes ) permet aux vins de supporter les conditions de transport et de stockage, sans souci pour les acheteurs. Les vins sont très purs, d’une grande netteté, et pour avoir dégusté des vins secs en remontant jusqu’au millésime 2002, ils ne présentent aucun caractère d’oxydation

A suivre…

Daniel

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