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De la liberté d’écrire, l’Internet révolutionne quelques fondements…

Par Daniel Sériot

Voltaire écrit dans Questions sur l’Encyclopédie, à l’article Homme : « J’aimais l’auteur du livre de l’Esprit [Helvétius]. Cet homme valait mieux que tous ses ennemis ensemble ; mais je n’ai jamais approuvé ni les erreurs de son livre, ni les vérités triviales qu’il débite avec emphase. J’ai pris son parti hautement, quand des hommes absurdes l’ont condamné pour ces vérités mêmes. »

Là où la condamnation de la parole vaut par totalitarisme et infraction à l'article 19 de la Déclaration universelle des droits de l'homme, (pour rappel : tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit), Voltaire défend avec ardeur le principe même de vouloir défendre l’idée d’une liberté fondamentale de parole comme principe de respect de l’humanité et de ses fondements à défaut de laquelle il n’est qu’autoritarisme, tyrannie et dictature.

L’Histoire le montre : l’information contrôlée est castriste, hitlérienne, franquiste. Les dictateurs le savent : la liberté d’expression est l’ennemie des régimes totalitaires.

Si l’Histoire le montre, c’est que l’homme, hélas, est par nature orgueilleux et despotique : alors quand certains se hissent dans les plus grandes hauteurs de leurs mégalomanies, la tyrannie s’impose d’elle-même… De Cuba à la Birmanie, de la Chine au Chili…

Machiavel, dans Le Prince, explique que la puissance, ou la stabilité gouvernementale, justifie tous les moyens pour la maintenir. Le machiavélisme a donc été souvent interprété comme le désir suprême de maintenir l’ordre et de s’autoriser toute action même veule pour préserver l’ordre établi. Doit-on trouver dans cette pensée philosophique de Nicolas Machiavel les explications raisonnées des peurs tyranniques des dictateurs ? Sans doute… Ces peurs jugulées alors à coup de fers dans l’œuvre de la parole, qu’elle soit journalistique ou privée…

Alors si un ordre établi vient à être perturbé, si un vacillement naît dans les linéarités d’un système (celui d’un forum par exemple), quelle merveilleuse concrétisation que celle de l’action machiavélique que d’interdire ou d’empêcher plus avant le fauteur de troubles… ?

Nous sommes trop attachés à défendre cette liberté de la toile pour permettre que soient dits les vins plaisants, riches, voluptueux et soient cités ces vignerons du plaisir et des grandeurs d’âme qui les font vivre pour nos plus belles vies, celles des partages…

Le courage est la morale même de l’indépendance acceptée de l’autre, de l’acte accepté de l’autre. La morale du Lion. Le courage est une déontologie qui préside à nos écrits, à notre engagement auprès de ceux que nous voulons faire reconnaître.

Spéciale dédicace à Christian R, à Richard L, à Denis B, à Christophe V…

Isabelle et Daniel


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