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DOSSIER : Michael Ironside et l’art de perdre un bras !

Par Djswan23

DOSSIER : Michael Ironside et l’art de perdre un bras !

DOSSIER : Michael Ironside et l’art de perdre un bras !

Dans la famille des gueules de crevure de série B, le temps est venu de rendre hommage à l’homme qui a rendu ses lettres de noblesses a la scène d’explosion de crâne, le Jack Nicholson des films un peu plus fauchés.

Avec pas moins de 168 films à son actif, le canadien Michael Ironside a su toucher plusieurs générations par ses rôles de durs à cuire, dernièrement à l’affiche de Terminator 4 : Salvation, Michael reconnait son statut d’acteur passe-partout dont on oublie souvent le nom :
« Suis-je identifié ? Non. Actuellement c’est T4 parce que je ressemble au gars de T4 .»

Bien souvent un acteur cantonné à un type de personnage échoue au moment où il tente de changer de registre, Michael a enchainé Sauvez Willy et Miss karaté Kid sans la moindre perte de crédibilité. C’est aussi l’avantage du « what’s his name *», il ne décevra que rarement l’académie des oscars ou autre groupe de critiques aux aguets.

Les acteurs comme Michael Ironside sont bons même dans les mauvais films, la même énergie et déployée pour chaque rôle. L’homme a d’ailleurs choisit une méthode d’acteur consistant à rester dans la peau de son personnage entre les prises, autant dire qu’ils ont dû en baver sur le plateau de Total Recall face à l’immonde Richter.

Schwarzy viendra cependant affirmer le contraire en soulignant la tendresse d’un Michael, aussi moelleux qu’un biscuit fourré au chocolat :
« Une personne très généreuse, sur le plateau, il ne sortait jamais faire du shopping sans nous ramener quelque chose ».

Michael Ironside a accepté depuis longtemps son image de bad guy et le revendique :
« J’aime jouer les méchants, le gentils se font toujours tabassés à plusieurs reprises dans le film alors que le méchant se fait tabasser juste une fois, à la fin. »

Arrive alors le moment ou un acteur doit se démarquer de la manière la plus originale, ajouter sa touche personnelle dans ce bordel impitoyable qu’est Hollywood, Ron Perlman par exemple, jouera essentiellement des rôles de monstres ou de créatures couvertes de maquillage, Vin Diesel quant a lui a choisi de feindre systématiquement le mauvais jeux d’acteur (il le fait à merveille), pour Frederick Reginald Ironside ce sera l’arrachage de bras.

Parce qu’on ne s’y est sans doute pas assez intéressé et surtout parce que ce grand monsieur le mérite bien, voici le top 5 des arrachages de bras de Michael Ironside :

1 – Visiting Hours
Commençons par le film (peu) connu chez nous comme Terreur à l’hôpital central,
Il s’agit de son second long métrage et bien que Michael n’y perde pas de membre, il annonce la couleur en explosant une bouteille avec son avant-bras pour ensuite frotter ce dernier contre le ver brisé. Le masochisme de Michael est donc déjà au rendez-vous.

DOSSIER : Michael Ironside et l’art de perdre un bras !

2 – Highlander 2
Dans cette scène de combat à l´épée lamentable, Michael perdra dans un premier temps une main dans un gros laser bleu, il continuera d’agiter un peu son épée avant de s’agenouiller devant Christophe Lambert pour se faire couper la tête et déclencher rien de moins qu’un Quickening.
Il faut savoir que malgré la médiocrité, la lenteur, et le manque de réalisme de cette scène de combat, les deux acteurs ont tout de même réussi à se blesser mutuellement, Michael se cassera une dent après avoir coupé un morceau de doigt à Christophe… Bravo les gars !

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3 – Starship Troopers
Ici Michael incarne le lieutenant Jean Rasczak, qui a malheureusement déjà perdu le bras au début du film. Ce militaire aux méthodes radicales se fera poser un bras mécanique pour aller combattre les insectes géants et terminera pour notre plus grand plaisir, dépourvu de ses deux jambes puis achevé avec classe américaine par le soldat Johnny Rico.

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On gardera en mémoire le coté cool du lieutenant :
“I expect the best and I give the best. Here’s the beer. Here’s the entertainment. Now have fun. That’s an order!

4 – The Machinist
Voici la scène la plus réaliste dans le traitement de l’arrachage de bras, à cause de l’inattention d’un Christian Bale endormis et maigrichon, Michael se retrouve le bras gauche coincé dans une grosse machine d’usine. On a cette fois ci le temps de sentir la panique/jouissance grandissante de Michael qui tente de retirer son bras du broyeur sans trop de conviction jusqu’au moment fatidique ou le bras est déchiqueté.
Dans la suite du film, Miller (Michael Ironside) apparait presque plus à l’aise avec son moignon qu’avec la totalité de son bras, on le retrouve déconneur au boulot puis taillant allègrement la haie de son jardin… What the fuck Michael ?

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5 – Total Recall

Voici enfin la scène de consécration de Michael Ironside, la mort de Richter est à l’image de son personnage, super vilaine, avec en bonus une réplique croustillante de Schwarzy :
« See you at the party Richter ! » (Avec bien sûr de ce doux accent autrichien qui fait toute la puissance de la réplique)
Michael se fait couper les deux bras après s’être retrouvé dans une position peu pratique, suspendu sur le côté d’un ascenseur, il tombe ensuite dans le vide pour achever une des meilleures scènes de « finish him » du cinéma d’action des 90’s.

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Voir la scène…

Quelques informations pour compléter ce top 5 :

Dans Guy X, Michael ironside joue le rôle d’un vétéran brulé au viet nam qui a… wait for it… perdu un bras!

DOSSIER : Michael Ironside et l’art de perdre un bras !

Michael a joué en 1983 dans un nanar post mad-max intitulé Les Guerriers de l´’espace dans lequel il incarne le tyran Overdog, un monstre mi-homme, mi-machine armé de pinces de crabe métallique a la place des mains, mais qu’est-il donc arrivé à cette paire de mains ?…
Notons également que Michael était pressenti pour le Robocop de son ami Verhoeven, il a finalement dû laisser passer le rôle faute de carrure adaptée à l’armure du robot-flic.

Dommage pour lui, Peter Weller y perd son bras droit.

On pourrait finalement se demander pourquoi le bras, Michael nous a démontré par bien des occasions qu’il pouvait également laisser une jambe, une tête ou juste une main sur un plateau, mais la signature tourne clairement autour du bras.
Un début de réponse à cette automutilation diégétique serait le fait que Michael dans son adolescence était champion local de bras de fer dans l’Ontario, on pourrait penser que ce bras arraché symbolise sa carrière de tireur au poignet tombée dans l’oubli… je pense d’ailleurs qu’on restera là-dessus.

François Deverly


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