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Soirée Robert Michel

Par Bobosse92
Ce soir, dans les locaux de la société "Cave Privée", se tenait une dégustation des Cornas de Robert Michel, en présence du vigneron. Les coteaux 2008, Guillaume Gilles : un vin du successeur de Robert Michel aujourd'hui en retraite. Un nez relativement frais. En bouche, tannins abondants, relativement astringents, qui demandent à se fondre. Belle finale réglissée / glycérinée. Éminemment jeune aujourd'hui. Les Coteaux 2006 : même style de construction que le précédent, avec toutefois une belle épice en bouche. Un vin assez solaire. Les Coteaux 2005 : nez profond, suave et qui semble (déjà ?) pinoter. Très belle structure sur des amers agréables. Finale salivante, suave, profonde, gourmande et élégante. + Les Coteaux 2004 : un vin de demi-évolution. La légère sous-maturité est contre-balancée et équilibrée par un joli soyeux. Attaque en bouche sans doute un peu raide, avec des tannins astringents. Les Coteaux 1996 : nez foxé, sur une évolution évoquant le sous-bois. Un peu typé "vieux côte de Nuits". Acidité de structure assez importante. Le deuxième nez est nettement sur le pruneau et les fruits noirs. Belle bouche véloutée, qui se prolonge par une finale longue et envahissante, sans lourdeur. ++ Les Coteaux 1994 : un nez plus sur les fruits rouges. L'acidité est mieux intégrée, et le vin "rayasse", avec une belle mâche en finale. +++ La Geynale 2006 : magnifique nez sur la violette et les épices douces et fraîches. Vraiment une première approche d'une très belle syrah. Bouche avec des tannins abondants mais civilisés. Soyeux, presque gouleyant. Une grande profondeur sur le cassis et la réglisse en finale. ++++ La Geynale 2005 : Ultra grosse structure avec un équilibre sensiblement similaire au 2006. Belle fraicheur. Très longue garde à prévoir. Bel équilibre général avec une finale sur une fraîcheur presque mentholée. +++++ La Geynale 2004 : nez sur les fruits acidulés. Léger déséquilibre entre une attaque un peu tendue / acide et une finale assez soyeuse et réglissée. Léger déficit de maturité toutefois. La Geynale 2003 : nez très compoté qui a gâché mes impressions. Décidemment, 2003 n'est pas mon millésimé préféré. La Geynale 2002 : quel jus, quel soyeux et quel évolution contrôlée. Magnifiquement fruitée, à mi-chemin entre un vieux pinot et un Rayas. L'acidité est complètement intégrée. Bouche nuitonne, sur le bâton de zan, avec une finale salivante et soyeuse. Un millésime réputé très faible mais aujourd'hui qui est à son zenith, et quel zenith. SUBLIME : LE VIN DE LA SOIREE. La Geynale 1998 : un vin qui ressemble au précédent, avec une construction sensiblement plus solide, mais tout autant élégante et aboutie. La bouche est fondue, juste comme il faut. Les tannins sont arrondis, et donnent un contre-point à l'acidité de structure. Finale très fraîche et très enveloppante. SECOND ACCESSIT DE LA SOIREE. La Geynale 1996 : un nez sur la réduction / le foin qui m'a un peu géné. La bouche m'est apparu sucreuse et molle malgré une belle finale. Manque toutefois un peu d'énergie. La Geynale 1995 : nez clairement sur le café torréfié. Elégant. Bouche assez ronde, sur des notes similaires. Toutefois, une légère pointe de TCA vient gâcher mes impressions. A revoir sans doute. La Geynale 1994 : nez très floral et très frais. Bouche de demi-corps très fraîche également. Assez atypique mais intéressant. + La Geynale 1990 : Légère réduction au nez. Puis, des notes de torréfaction complètement fondues dans la structure. Finale assez fraîche, peut-être un peu courte. Malgré tout, une impression de sucrosité et/ou de manque d'énergie. Conclusion de la soirée. Robert Michel est un producteur éminemment sympathique, passionné, amoureux de ses terroirs et un grand professionnel. Affable et modeste, il sait s'effacer devant Dame Nature en nous proposons des millésimes typiques de leur constitution. Un grand merci pour ses explications et sa pédagogie. Très nette différence de structure entre la cuvée "Les Coteaux" et "La Geynale", la seconde se révélant toujours plus corpulente et plus structurée. Un jugement personnel enfin : il me semble qu'une trop longue garde puisse être préjudiciable au vin, en lui "pompant" de l'énergie, parfois jusqu'à en devenir trop sucreux à mon goût. Je pense qu'une garde de 10 à 12 ans au maximum est idéale (toujours suivant mon goût). Bruno

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