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Par Olif

19.01.2012 - restaurant-repas

Baraque à frite de la D1083, Jura, Franche-Comté, déjeuner du samedi 19 janvier 2012

Invités par un grand restaurateur de la région, afin de tester sa toute nouvelle carte, ce que nous ne refusons jamais, c'est peu après la sortie de l'échangeur de Poligny, sur la D1083 que le joint de culasse de la voiture a rendu l'âme.

Il est midi passé, la dépanneuse se fait attendre et je commence à avoir furieusement les crocs. A 200 mètres de là se trouve une baraque à frites-snack. Une aubaine que je ne suis pas en mesure de refuser.

Je choisis un kebab-frites Harissa-Ketchup accompagné d'un Coca-Light en canette, Ségolifène une 1/2 bouteille d'eau minérale et c'est tout. Elle est un peu barbouillée par le voyage, sans doute.

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La texture du kebab est un peu sèche mais réhaussée par la présence de l'Harissa qui réalise la performance de ne pas trop emporter la bouche. Grâce au Ketchup, sans doute, qui tapisse à merveille le bun's, rassi mais pas trop. Les frites à l'intérieur du sandwich complètent la sensation de satiété.
L'accord avec le Coca light se fait en douceur, grâce à un bon équilibre bulle-aspartame, tout en rondeur. PAI= 3,1416.

Mon humble avis

L'endroit idéal pour manger quand on tombe en panne à 200 mètres de là, que l'on a très faim en attendant la dépanneuse et pas d'autre possibilité pour se restaurer.


19.01.2012 - personnalité
Maurice Chafouin, chef de cuisine et propriétaire.


Maurice Chafouin, chef de cuisine et propriétaire de la baraque à frites de la D1083, Jura, Franche-Comté, répond à nos questions rituelles.

– Qui, ou qu'est-ce qui vous a donné envie d'être cuisinier ?

Ben, il fallait bien manger, alors on s'est arrêté au bord de la route et on a sorti nos sandwiches. Des gens de passage se sont arrêtés, ils ont voulu nous les acheter, alors on leur a vendu. Du coup, comme le coin avait l'air bon, on n'est plus jamais repartis. Ensuite, on s'est modernisé et on a réussi à faire des frites avec l'huile de vidange le la 404.

– L'uniformisation du goût menace la cuisine, comment réagissez-vous concrètement ?

Facile, pour le kebab, un coup je mets sauce blanche, une autre fois Harissa et pis des fois Ketchup. Il m'arrive même de faire des mélanges. Au final, c'est jamais pareil!

– Comment créez-vous un plat ?

D'abord, je prends le pain, coupé en deux. Puis, je mets de la salade, des oignons, un morceau de tomate. Et enfin la viande. Bien grillée, bien grasse et coulante. Il ne faut pas avoir peur d'en mettre, les gens, ils aiment bien ça la viande.

– A votre avis, que doit être la critique gastronomique ?

La quoi?


– Quelle a été votre plus grande émotion gastronomique ?

Un hot-dog à la moutarde. Avec de vrais morceaux de chien dedans. Faut dire qu'il venait de se faire écraser par une voiture, ce c... de clébard!

– Quel est le plus grand chef en activité ?

Mon beau-frère Emile. C'est le roi du BBQ et de la saucisse, Emile!

Patrick Chazolif

P.S.: Voir Patchaz manger un kebab au bord de la route, c'est de la pure science-fiction, j'espère. Sur le blog original, Chazallet.com, évidemment, les conseils gastronomiques peuvent être suivis les yeux fermés, contrairement à ceux-ci!


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