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YOUTUBE et la session du GJE sur Balthus face aux références

Par Mauss

Nous vous l'avions promis : voilà l'adresse YOUTUBE où vous pourrez visualiser le petit film retraçant essentiellement quelques commentaires des dégustateurs lors du debriefing.

Histoire de se rafraîchir la mémoire, n'hésitez pas à relire ce que nous avions écrit à l'époque : ICI et LA

Voilà donc l'adresse YOUTUBE : ICI.

Qu'il me soit permis de remettre quelques points sur quelques "i". 

Dans ce type de dégustation à l'aveugle totale (ils ne savaient rien sur les vins), chacun a naturellement compris que les dégustateurs ne peuvent que parler du contenu, tant il est difficile, sinon impossible, de trouver les noms des cru. En d'autres termes, le cru dégusté ne peut obtenir un supplément de points sur le seul prestige de son étiquette.

Maintenant, ne me faites pas dire ce que je n'écris pas ! Oh que oui, à table, dès que vous mettez une bouteille de Latour ou de Mouton devant vos hôtes, il y a immédiatement un respect vis à vis du vin, même pour qui n'est pas capable d'évoquer l'histoire de la famille Rothschild ou les passions de la famille Pinault. Le prestige de l'étiquette, que ce soit pour un sac (Vuitton contre Tati) pour une voiture (Aston versus Corvette), chacun connaît et chacun lui donne, de facto, un rôle ± important dans son commentaire. Tout ceci est humain et normal.

Mais là, ce que j'aime dans ce type de dégustation, ce n'est pas qu'un Balthus ou un Haut-Condissas puisse se comparer favorablement à l'aveugle à un premier classé, c'est beaucoup plus pour montrer que même à Bordeaux où l'histoire cornakée par le négoce du XIXème siècle, joue un rôle magique de glaciation (on me permet de créer "glacification" ?), des entrepreneurs audacieux, venant d'autres mondes économiques, ont été et sont capables de créer des nouveaux vins d'un tel niveau, et en un temps aussi rapide : une petite décennie, maximum deux. Oui, je sais : ils ont de l'argent, mais ce n'est absolument pas suffisant : restons honnêtes, svp !

Ecoutez soigneusement les commentaires des uns et des autres. Oui Cheval-Blanc a ses louangeurs et vigoureux défenseurs; oui Lafite en étonne plus d'un par sa finesse comme Petrus par le soyeux de ses tanins. Mais Balthus aussi en étonne plus d'un par sa structure, sa constitution, ses charmes. Voilà ce qu'il faut louer : constater que dans cette région où les classements font la loi économique, parfois qualitative aussi (ne soyons pas bégueule), l'amateur peut trouver de nouveaux noms parfaitement capables de lui apporter de belles satisfactions.

Bon : ben oui, d'accord, mais quid ? Le quid du jour est simplissime : dans le prix du Balthus, il y a deux chiffres en moins. Soyons de temps en temps des inventeurs et non des suiveurs.

Maintenant, comme chaque fois, il va y avoir le lot habituel des zeus qui vont traiter les dégustateurs du GJE de nuls, d'incompétents, d'incapables. Calme, calme : organisez simplement une telle dégustation à l'aveugle et vous verrez que le mot modestie prend un sens plein, complet, obligatoire.


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