Magazine Cuisine

Dégustation à l'aveugle de vins de la rive gauche de Bordeaux du millésime 2009

Par Daniel Sériot

Notre petit club de dégustation tenait, samedi dernier, sa dernière séance avant les vacances. Nous avons choisi de déguster, à l’aveugle, quelques vins de la rive gauche de Bordeaux du millésime 2009, désormais disponibles, à l’achat, en bouteilles. L’objectif était de goûter des vins, dont la gamme de prix par bouteille s’étend sur une fourchette assez large, entre 13, 50 Euros et 125 Euros, sans se focaliser uniquement sur les vins exceptionnels du millésime, mis en valeur par les critiques internationaux.  Ce qu’il faut retenir, en ce qui me concerne, c’est la grande homogénéité des vins dégustés, rarement observés, à ce stade de la dégustation, dans d’autres millésimes plus classiques. Des vins déjà séducteurs, d’un niveau global élevé, avec pour les meilleurs, des bouteilles remarquables, et dotées d’un excellent potentiel, pour les crus qui se sont présentés un peu plus fermés.

les 12 2009 de la RD

Les vins ont été mis en carafe, une demi-heure avant la dégustation pour la première série, et une heure avant, pour la deuxième série, avec une température de service, entre 15° et 16°. La dégustation est préparée par Isabelle qui ne participe pas à l'évaluation des vins.

Les robes sont très soutenues à profondes, de couleur sanguine à violine.

Les 6 premiers

Graves : Château Haura

Le nez évoque avec une bonne intensité les cerises noires, le cassis écrasé avec des notes épicées et reglissées et de léger élevage net. La bouche est veloutée, construite en longueur avec des tannins fins et mûrs qui se trament en donnant une bonne consistance dans un milieu de bouche fruitée. La finale est persistante, fraîche, d’une bonne douceur tactile, fruitée, épicée, avec des notes légèrement grillées, et de légers amers (dus à l’élevage). Noté 16, note moyenne : 15,5

Moulis : Poujeaux

L’olfaction est nette et expressive, avec des arômes de soupes de fruits variés, d’épices douces, et des notes de  merrain neuf de qualité. La bouche est soyeuse, en attaque, de construction allongée, avec des tannins élégants bien enrobés, le centre est plein, d’une bonne densité, souligné par des fruits avenants. La finale est persistante, d’une bonne fraîcheur, veloutée, savoureuse (fruits, épices, fleurs). Noté 16,5, note moyenne : 14,6

Haut Médoc : Camensac

Le nez, net et d’une bonne intensité, évoque les petites baies noires (cassis et mûres), les épices variées, avec des notes florales et d’élevage de qualité. La bouche est très veloutée, avec un corps plein et fusiforme, enrobé par une chair bien formé, rehaussé de fruits mûrs et gourmands. La finale est soutenue, allongée, avec de la fraîcheur, une texture veloutée soulignée par des fruits expressifs, de fines épices et des notes florales. Noté 16,5, note moyenne : 15,9

Haut Médoc : Belgrave

L’olfaction, un peu retenue, évoque à l’agitation les petits fruits noirs, nuancés de notes épicées et légèrement épicées. La bouche est moelleuse, en attaque, le vin se développe avec une bonne puissance sous jacente, porté par des tannins mûrs, élégants, enrobés par une chair de bon aloi, qui donne du corps et de la densité, les fruits sont nets et expressifs en bouche. La finale est très persistante, veloutée, pleine, savoureuse (fruits, épices, et notes florales). Noté 17,5, note moyenne : 16,8

Haut Médoc : Cornélie

Le nez d’intensité moyenne, évoque les cerises, le cassis écrasé, avec des notes épicées et réglissées. La bouche, offre des tannins mûrs, enrobés par une chair veloutée, avec un grain tannique un peu plus ferme dans un centre bien construit. La finale est persistante, tout en gardant une texture veloutée, et une structure sérieuse, soulignée par des fruits avenants nuancés de notes épicées. Noté 16,5, note moyenne : 14,6. Un vin qui a divisé les dégustateurs

Cornélie

Haut- Médoc : Clos Manou

Un élevage, assez soutenu et de belle qualité, domine des fruits noirs purs, agrémentés d’arômes de boites à épices, et de zan. La bouche est pleine, avec des tannins fins, mûrs, et finement texturés, dans une trame serrée et dense, enrobée par une chair très veloutée, rehaussée de fruits gourmands. La finale est très persistante, pulpeuse, bien dessinée, fruitée, épicée, réglissée, avec des notes d’élevage. Noté 16,5, note moyenne : 15,5. Le vin a été redégusté en fin de série, avec un élevage moins soutenu


Retour à La Une de Logo Paperblog

A propos de l’auteur


Daniel Sériot 20615 partages Voir son profil
Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte

Magazines