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Dégustation à Lafite Rothschild (fin)

Par Daniel Sériot

Les vins n’ont pas été acidifiés. La dégustation des raisins, avant, et au moment de la vendange, puis régulièrement celle des jus des cuves, n’a jamais montré aux techniciens que les jus manquaient d’acidité. Ici, il n’y a pas de confiance aveugle dans les analyses chimiques. Les argiles associées aux graves ou à des sables, dans une grande majorité de  parcelles, qui entrent, chaque année, dans l’élaboration du grand vin, ont préservé les vignes d’un stress hydrique rédhibitoire (jaunissement et dessiccation des feuilles (et des baies).

Lafite  2003

La robe est la plus colorée et la plus profonde des trois échantillons, avec un liseré violine à pourpre au bord du verre, le nez est subtil et délicat, d’une bonne intensité : cassis, mûres, bien mûrs,( pas de surmaturité des fruits ), épices variées,  des notes de violettes et de résine, l’élevage est en retrait, la bouche est riche, avec beaucoup d’intensité aromatique, des tannins extrêmement serrés, d’une grande finesse de grain, le milieu de bouche est compact, tout est mûr ( malgré les décalages de maturité dus au millésime), ce qui donne une trame tannique très élégante, et un toucher velouté, la fine acidité sous-jacente maintient une fraîcheur de bon aloi,dans une finale très longue, longiligne, parfumée , vibrante, complexe, finement épicée, intense, avec un côté solaire moins prononcé que dans les échantillons » primeurs ».

Très grand vin Noté : 19-19,5.

Nous sommes loin du classicisme, avec ce millésime solaire, mais l’équilibre et l’acidité de cet échantillon, n’en font pas un vin au caractère sudiste.

Photos offertes par PLH

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