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Ripailles avec Pampo dans le Pilat

Par Bobosse92
Ce post aurait pu s'appeler "Sur les chemins de Saint Jacques de Compostelle", en référence à l'énorme bobard que nous avions montré à l'endroit de notre impétrant tout nouvellement sexagénaire. Donc, une semaine de partage, de fou rire et d'amitié, rythmée par de belles marches en montagne (petite la montagne), de belles bouteilles et une soirée du Capitaine (qui s'est tenue en fait un midi) dont nous reparlerons ultérieurement. C'était vraiment très drôle de voir notre doyen d'une semaine trembler de ces quatre membres afin de découvrir, tous les matins, le programme secret que nous lui avions concocté ! Quelques impressions de mémoire car sans prise de notes au cours de ces dîners (car nous sommes sérieux en vacances, jamais de vin le midi ou quand on randonne). Dimanche soir Ripailles avec Pampo dans le Pilat Sancerre, Chêne Marchand 2011 : belle mise en bouche pour ce vin servi à l'apéritif. C'est très frais, sur un équilibre de demi-puissance, typé "pierre à fusil" et tendrement citronné. Bien ++ Nuits Saint Georges, Premier Cru Les Rues de Chaux 2004, domaine Georges Chicotot : robe discrète, légère évolution avec un disque aqueux déjà présent. Magnifique nez de pinot, frais, cynorrhodon, ronce, cassis et fruits rouges. La bouche est complètement en phase, profonde, suave, mûre, sans notes végétale. Finale persistante, légères notes réglissées sur un touche de bouche d'une belle granulosité vibrante. Sans doute l'un des tous meilleurs 2004 que j'ai dégusté. Excellent Lundi soir Ripailles avec Pampo dans le Pilat Riesling Auslese**, Urziger Würzgarten 1994, Jos. Cristoffel Jr. : en apéritif, c'est toujours aussi agréable, sur des notes de fruits exotiques, d'ananas et de pamplemousse. Matière fin et équilibre subtil entre l'acidité et les sucres. Très Bien Ripailles avec Pampo dans le Pilat Sancerre, domaine du Carrou 1998 : ce vin nous a été offert par Dominique Roger (domaine du Carrou), que je remercie très chaleureusement. Pour faire honneur à ce vieux millésime, nous l'avons servi sur une côte de veau sauce crémée, pommes de terre et champignons. Droiture, minéralité, fraîcheur citronnée. A peine évolué, si ce n'est une légère note de champignon en finale. Excellent Mardi soir Ripailles avec Pampo dans le Pilat Jurançon sec, Cuvée Marie 2009, Domaine Uroulat : en apéritif, le nez est marqué par des notes d'agrumes et de fruits blancs. C'est frais et fin. La bouche est marquée par une belle acidité équilibrée par la structure du vin et un 'je-ne-sais-quoi' de fumé et de miellé. Finale un peu vive, demandant un peu de garde. Bien ++ Ribera del Duero, Aalto 2005 : grosse matière, raisins très murs, tannins encore jeunes et grosse structure fruitée. Mais, c'est bien équilibré, sans doute par une sorte de minéralité. Pas forcément le style que je préfère mais je dois confesser que le vin m'est apparu Bien +++ Mercredi soir Ripailles avec Pampo dans le Pilat Coteaux du Layon, Sélection de Grains Nobles 1996, domaine Philippe Delesvaux : en apéritif tout simplement, avec de la fourme de Burdignes et un bleu de chèvre du Pilat. Magnifique liqueur, équilibre minéral entre schistes et notes charbonnées et tourbées. C'est frais, tendu, bien que corpulent. Toujours aussi bon. Excellent ++ Languedoc Pic Saint Loup, cuvée Guilhem Gaulcem 2008, Ermitage du Pic Saint Loup : un joli nez de syrah, qui dégage une impression d'opulence et de maturité;. C'est épicé à souhait. La bouche est également très profonde, riche, très méridionale dans sa construction. Très Bien Riesling Auslese**, Urziger Würzgarten 1998, Weingut Karl Erbes : un équilibre plus charpenté et plus aromatique que le Jos Cristoffel Jr. On y retrouve toutefois les notes de fruits exotiques. Une impression de sucres plus importante (effet millésime ou équilibre acide/sucre différent ?). Très Bien Jeudi soir Relâche, car c'était la soirée du Capitaine (qui s'est en fait tenue le midi). Vendredi soir Ripailles avec Pampo dans le Pilat Saint Aubin, Premier Cru En Montceau 2002, domaine Marc Colin : il en fallait une, c'est celle-là. Le syndrone Pierre Morey a encore frappé ! Soi-disant que les problèmes d'oxydation précoce ont été résolu ... Bref, on sent un vin de belle facture, sérieux, séveux, avec cette salinité propre aux Saint-Aubin, mais on ne peut guère préciser. Dommage Chapelle Chambertin Grand Cru 2004, domaine Rossignol-Trapet : là, on entre dans la catégorie des grands Bourgognes, un peu comme le Nuits du début de la liste. C'est très terrien au nez comme en bouche, cassis / cerise, fumé élégant, tannins veloutés et belle maturité du raisin. Finale sur une puissance maîtrisée, fraîche et longue. Excellent
Que dire de cette semaine. Beau temps, amitié, gastronomie, bons vins, échanges et rires. Rien de tel pour oublier les petits tracas de la vie quotidienne. Place maintenant à la fameuse soirée du Capitaine ...
. Bruno

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