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Lirac Reine des Bois du Domaine de La Mordorée et Javernières de Jean-Marc Burgaud

Par Daniel Sériot


Les lecteurs anglophones pourront lire la traduction sur webflakes (Diary of Lover of right bank), avec quelques billets de décalage... Lire ICI

Mon épouse avait préparé samedi soir un couscous «  à sa façon » pour un dîner que nous devions partager avec un couple d’amis. Un contretemps de dernière minute ne leur a pas permis de nous rejoindre.

J’avais ouvert les deux vins commentés aujourd’hui et les avais mis en carafe 3 à 4 heures avant le début du repas. Nous avons donc dégusté ces vins, pour eux-mêmes et pendant le repas, puis nous les avons regoûté 24 heures plus tard, en les conservant à une température de 14°. Le vin de Burgaud qui était un peu austère la première fois, était un peu plus civilisé le lendemain, et s’est présenté de façon identique lors de la troisième dégustation. Il devra être attendu quelques années pour en profiter pleinement.

Le Lirac Reine des bois 2006 du Domaine de La Mordorée était très séduisant et l’est resté tout au long de la dégustation. La seule petite réserve que l’on peut faire, c’est la légère discrétion des fruits à l’olfaction, qui par contre étaient éclatants en bouche.

Lirac : Domaine de La Mordorée : Reine des Bois 2006


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La robe est profonde, de couleur sanguine, le nez, net et ouvert, évoque les épices douces, les herbes aromatiques, la réglisse, avec au second plan des cerises et petites baies noires légèrement kirschées. L’attaque est très veloutée, les tannins sont enrobés par une chair bien formée, le centre est plein, avec des rondeurs avenantes, souligné par des fruits gourmands. La finale est très persistante, d’une bonne douceur tactile, équilibrée, pulpeuse, agrémentée de fruits kirschés, d’épices, d’herbes aromatique, et de zan (assez intense). Noté 16, note plaisir 16,5

Beaujolais : Jean-Marc Burgaud : Javernières 2011

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La robe est assez profonde, de teinte violine, l’olfaction est fraîche et assez expressive, avec des arômes de cerises, de boite à épices (dont un léger poivre), des notes de cassis et de réglisse. L’attaque est franche, les tannins sont fins et mûrs, mais un peu fermes, la construction est allongée, les sensations sont ascendantes, le centre, bien tenu, dans un corps fuselé finement charnu, est tonique, mis en exergue par une fraîcheur de bon aloi et des fruits juteux. La finale est très persistante, élancée, avec du pep, soulignée par des fruits avenants, des épices variés, des notes de réglisse, et une pointe végétale et de très légers amers. Noté 15,5/16, note plaisir 14,5


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