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Saint Joseph : Guigal : Vignes de l'Hospice 2006 et Château des Tours 2007

Par Daniel Sériot

J’ai déjà ouvert plusieurs bouteilles de Château des Tours 2007 qui ne m’avaient guère enthousiasmé, et pas davantage les amateurs ou professionnels  qui les avaient dégustées avec moi. Un millésime opulent avec une finale chaleureuse, même avec des températures ajustées. La dernière bouteille goûtée récemment s’est un peu  mieux présentée, avec une finale un peu mieux équilibrée. Ce millésime n’offre pas la finesse, l’élégance et l’harmonie qu’a d’habitude ce vin dans les millésimes moins solaires. Au vu de cette dernière dégustation, il semble qu’il sera préférable de laisser quelques années en cave les dernières bouteilles en ma possession, pour que le vin devienne un peu plus harmonieux.

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Les Vignes de l’Hospice 2006 de Guigal est un excellent vin, même si l’élevage chez Guigal est toujours soutenu, ce qui ne dérange pas mon palais bordelais. Encore deux à trois ans de cave pour cette cuvée et l’élevage sera complètement fondu.

Les vins ont été dégustés sur une durée de 48 heures en bouteille, et se sont bien présentés dès la première dégustation, et un petit cran au dessus après 24 heures d’ouverture.

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Côtes-du-Rhône : Château des Tours 2007

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La robe est très soutenue à assez profonde, avec des reflets de couleur pourpre. Le nez, net et expressif évoque les cerises (fruits et noyaux) et les fraises bien mûres, la boite à épices (dont un léger poivre),  la baie de genièvre, et des notes d’herbes aromatiques. La bouche est généreuse, très veloutée, charnue, riche et puissant dans un milieu de bouche agrémenté de fruits épicés intenses. La finale est très persistante, pulpeuse, opulente, savoureuse (fruits, épices, notes de garrigue) d’un équilibre assez satisfaisant, ponctuée de léger amers. Note potentielle 15/15,5, note plaisir 15

Saint Joseph : Guigal : Vignes de l’Hospice : 2006

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La robe est profonde, avec un liseré de teinte violine. Le bouquet est avenant et bien ouvert, avec des arômes de myrtilles, de cassis, d’épices (poivre dominant) nuancés de notes florales, et un élevage quasiment fondu. La bouche est séduisante, les tannins mûrs sont bien tramés dans un corps plein, dense, bien en chair rehaussé de fruits épicés gourmands. La finale est allongée, fraîche, soutenue, veloutée, très fruitée, avec une association d’épices douces et de poivre fin, des notes de garrigue et  une petite pointe de café que le temps estompera. Note potentielle 16,5/17, note plaisir 16


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