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Le Buerehiesel

Par Gourmets&co

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… à quand la deuxième étoile ? …

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C’est une maison alsacienne à colombages, datant de 1607, plantée au cœur de l’un des plus beaux parcs de Strasbourg. C’est là qu’Antoine Westermann crée son établissement, en 1970, Le Buerehiesel (la maison des paysans), et qu’il obtient ses trois étoiles en 1994.

Lorsqu’il décide, en 2006, de se consacrer à d’autres aventures, son fils Éric reprend le flambeau. L’établissement perd ses étoiles, mais bon sang ne saurait mentir ! Reparti de zéro, Eric Westermann conquiert une étoile bien méritée.

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Le lieu est magnifique. Avec sa grande verrière, ses alcôves, ses salons et sa terrasse d’été, il est un dépaysement, un havre de sérénité et de paix, un espace hors du temps.

Attaché à une cuisine sincère, simple et généreuse, Éric Westermann a fait le pari de lancer un menu Affaires, le midi, à 37 € avec amuse-bouche, entrée, plat, dessert. « C’est ce menu qui a fait redécouvrir la maison, qui l’a ouverte à une clientèle d’affaires, de jeunes gourmets, et de seniors. Cela a très vite marché et les autres chefs se sont alignés ! » Et si ces formules se sont développées ces dernières années, les chefs capables de vous faire littéralement tomber en pamoison avec un menu à 37 €, il y en a peu. Éric Westermann est de ceux-là.

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La sardine grillée purée de fenouil, pâte feuilletée, graines de basilic en amuse-bouche annonce la couleur : c’est bon, fin, délicat.
En entrée, bel équilibre « terrien » pour les escargots persillés, relevés par le prosciutto, et divinement adoucis par le crémeux de Mona Lisa et les jeunes pousses d’épinards.
Le lieu jaune rôti s’accompagne d’asperges vertes et de condiments à la niçoise. Voilà un plat merveilleusement balancé. Tout y est, des assaisonnements parfaits, une technique monstre, du grand art pour ce chef passé chez Jacques Thorel et Lameloise.
Délicieuse entorse au menu prévu, le chef tient à faire découvrir un des incontournables de la carte, une « recette de papa » inchangée depuis trente cinq ans, LE plat qui a fait la renommée du Buerehiesel : les fameuses cuisses de grenouilles poêlées au cerfeuil et ses schniederspaetle (ravioles aux oignons). Un plat gourmand et canaille comme on les aime, qui se mange avec les doigts s’il vous plaît, et se sauce, obligatoirement. En somme, du haut niveau, un fond de grenouille superbe, des ravioles dont la pâte à elle seule se déguste comme une friandise.

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Retour au menu Affaires pour le dessert, une gourmandise à la pomme (confites et en sorbet) avec une délicate meringue, du caramel et une touche de cidre pour amener du peps.

Pour le reste, la carte accueille avec le même bonheur mer et terroir, et quelques inspirations régionales revisitées avec générosité. L’ensemble est résolument gourmand, moderne et raffiné. Un talent justement récompensé par le Gault et Millau d’or 2013, et le titre de chef de l’année du guide Pudlo 2014. À quand la deuxième étoile ?

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Le Buerehiesel
4, parc de l’orangerie
67000 Strasbourg
Tél. : 03 88 45 56 65
Du mardi au samedi, midi et soir.
www.buerehiesel.fr
65 à 75 couverts, terrasse d’été.
Menu Affaires tous les midis, du mardi au vendredi inclus : 37 €.
Menus : 68 € – 95 €.
Carte : 70 € environ

Fabrice Thouret et Eric Westermann
terrasse buerehiesel
E Westermann en cuisine

Eric Westermann
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