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Le meilleur de 2013

Par Critikcine

"Avec les bulles du champagne du réveillon du nouvel an, les souvenirs de 2013 s'effacent déjà.

Mais c'était sans compter sans la vigilance cinéphilique de votre hôte !

Passage obligé en ce début 2014, voici mon top 10, pour ne garder que la crème.

En gros, si vous avez une nuit blanche à prévoir, histoire de vous faire une retrospective 2013, voici les indispensables" :

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1 : Gravity :

Tout simplement le chef d'oeuvre de l'année écoulée : mise en scène maîtrisée, 3D spectaculaire et mise en abîme de l'existence terrestre par un voyage spacial, le choc de l'année!!

George Clooney et Sandra Bullock en état de grâce pour un trip émouvant et édifiant

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2 : CLoud Atlas :

L'incroyable Odyssée à travers les peuples et les âges des frères (et soeurs) Wachowski, en forme de mise en image de l'effet papillon et l'interconnection des êtres sur plusieurs réalités temporelles (passé, présent, futur) est le chef-d'oeuvre SF de l'année, et par là même, celui de ces réalisateurs. Une oeuvre totale, où la mise en scène, rythmée et maîtrisée de bout en bout est un exemple de réussite : un hommage au meilleur du cinéma

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3 : Spring Breakers :

Le brûlot societal fluo et cocaïné à mort d'Harmony Korine, qui livre ici paradoxalement son film le plus accessible. Une bande son déjà culte et des effets de filtres et d'accelerations dynamiques en font une oeuvre visionnaire et très juste de la jeunesse actuelle, en perpétuelle recherche de frissons et d'argent.

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4 : Ma vie avec Liberace :

L'ultime chef d'oeuvre de Soderbergh rassemble ce qui a fait le succès de sa filmographie : du suspense, de la psychologie fine, un montage dynamique, des décors au cordeau et une pincée d'irrévérence. Un départ en beauté! 

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5 : Only god forgives :

Le voyage halluciné et hallucinant de Refn à Bangkok. Pas la "suite" de "Drive" que beaucoup attendait mais un trip coloré et lancinant qui hypnotise plus qu'il ne convainc mais ce n'est pas le propos. Le sens passe par l'image, le ressenti. A noter : une BO et une maîtrise des sons proche de la perfection.

  

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6 : Man of Steel :

le renouveau de Superman est arrivé!! Magnifié par la sublime photo et l'esprit graphique de Snyder, le plus mythique des super-héros se prend un coup de jeune et réinvente son mythe en passant par le récit de son enfance et par un choix judicieux de l'acteur principel : un quasi inconnu jusque là : Henri Carvill.  Pétri de poésie et d'images lêchées, Man of Steel reste un des plus "beaux" blockbuster de l'année. Une réussite qui augure le meilleur pour la suite.

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7 : The grandmaster :

Ca fait combien de temps que vous n'avez pas vu un vrai bon film d'arts martiaux? Ne cherchez plus, vous en avez un sous la main. Et ce n'était pas gagné ! Wong Kar-wai, plus habitué aux films sentimentaux plus ou moins abscons, a décidé de se pencher sur ses premiers amours : le Kung-Fu. Mettant en scène la vie, très cinématographique car dramatique, du Maître de Bruce Lee, le légendaire Ip Man, le réalisateur chinois en saisit la quintessence et distille la philosophie taoïste à grands coups de musique lyrique ou traditionnelle et d'incrustations de phrases marquantes. Une maîtrise frissant la perfection dans les scènes de combat, dont deux, au moins, sont d'ores et déjà cultes (la séquence d'ouverture et le combat final devant un train en marche). Une oeuvre intense, riche et visuellement à couper le souffle.

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8 : Django Unchained :

Ou quand Tanrantino s'attaque à l'esclavage. Ca flingue, ça se tue à mains-nues, ça dévore, ça frappe, ça fouette mais surtout ça réplique cinglant (mention spéciale à Christoph Waltz et Jamie Foxx) bref : du grand et beau Tarantino. Encore un chef-d'oeuvre pour le réalisateur de la folie des hommes, historique celui-ci.

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9 : Inside LLewyn Davis :

Les frères Coen oscille entre plusieurs genres : le film de losers impliqués dans de sales histoires ("Fargo", "Ladykillers"), les grandes épopées vengeresses ("True Grit", "No country for old men"), ou les comédies acides ("Intolérable cruauté", "Burn after reading"). Leur oeuvre est riche et reconnaissable entre mille. Même lorqu'ils font un "petit" film indépendant, l'humour acide et leur goût pour les losers les rattrapent. Dans cette histoire de chanteur de folk qui galère, tous ces marqueurs y sont. Ils déroulent son destin façon thriller avec scène d'introduction et grand flashback pour mieux tromper le spectateur. L'image attachante de l'antihéros en prend un sacré coup. Encore un coup de maître. a saluer : la performance sans faute d'Oscar Isaac et une BO de toute beauté, prouvant au passage que la folk est intemporelle.

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10 : No Pain no gain :

Celui-ci on ne l'attendait pas! Michael Bay qui se lance dans la critique de l'Amérique bas du front, obsédée par le paraître et le pouvoir, autant dire qu'on c'était plutôt inattendu! Après avoir servi du blockbuster à tour de bras, Bay a voulu verser dans le biopic politiquement incorrect d'une bande de cullturistes qui, en manque de signes exterieurs de richesse, décident d'enlever un des clients de leur salle pour demander une rançon. La morale reste sauve mais le brûlot est bien là, l'Amérique bien pensante n'a qu'à bien se tenir.

Les autres films notables de 2013 :

The Bling Ring : même s'il restera un "moins bien" dans la filmographie de Sofia Coppola, les images toujours aussi belles, la BO atmosphérique et résolument dans l'air du temps (bien que moins prenante et mélancolique que dans ses précédents films) ainsi que le jeu d'acteur du groupe d'amis en quête de reconnaissance suffisent à en faire une oeuvre agréable à regarder.

After earth : Encore un semi-echec pour Shyamalan. L'ancien jeune prodige peine à retrouver un second souffle à trop vouloir se rapprocher d'un public plus jeune. Déjà le dernier maître de l'air et la jeune fille de l'eau souffraient de ce penchant. On retrouve donc tous les ingrédients pour un divertissement familial : Smith Jr jouant jouant les héros sur la Terre devenue inhabitable pour sauver sa vie et celle de son père suite au crash de leur navette. On pouvait attendre un film post-apocalyptique avec un suspense haletant aux vues du scénario et bien non. Tout au plus une vague réflexion sur les relations de confiance entre un père et son film, le courage et ce que l'humain a fait de la planète Terre. En resulte un film d'aventure, agréable à suivre mais, en ayant placé la barre aussi haut avec des films comme "le sixième sens", "incassable", "signes" ou "le village", le spectateur en demande forcément plus. Dommage.

the place beyond the pines : Jolie réussite pour Ciafrance après le déjà puissant "Blue Valentine". En mettant en parallèle les destins de deux pères et de leurs fils, ce film dépasse le simple portrait d'une Amérique de banlieue et élève son propos vers la notion de transmission. Une oeuvre touchante et sincère.

Elysium : L'autre réussite SF de l'année. Une photo sublime, un portrait peu flatteur de l'humanité, quoique manichéenne, une morale pronant le partage  mais un peu gâchée par une fin trop attendue. Interprétation sans faille de Matt Damon et de belles trouvailles visuelles en font un film à la beauté évidente.

Pacific Rim : Le Bockbuster 2013! Des robots immenses pour contrer les monstres venus d'une faille sous-marine, des héros très héroïques, des monstres monstrueux, bref, l'artillerie lourde. Mais la réalisation est cisellée, la photographie impeccable et le résultat est efficace.

Prisoners : Il ne manque pas grand chose à ce film pour être le meilleur thriller de la décennie. Un scenario malsain, deux familles auxquelles le spectateur peut s'identifier et un suspect idéal. Les deux premières heures sont un chef-d'oeuvre de polar sombre, pluie et neige en prime, aidé par les performances de Paul Dano et Hugh Jackman. Mais le final déçoit avec un Jake Gyllenhaal en mode mineur.

Effets secondaires : Manipulation pharmaceutique et psychologique au programme de ce qui restera le chef-d'oeuvre du rayon thriller de Soderbergh. Acteurs proche de l'excellence et un scenario sans faille de bout en bout.

Trance : Dany Boyle un peu moins en forme qu'à l'accoutumé livre quand même un grand film! Vol et hypnose au programme malgré un petit patinage en fin de course.

le passé : En deçà de son précédent long "une séparation" Asghar Farhadi explore encore les arcanes du couple dans "Le passé", polyculturel cette fois. De beaux moments de grâce, de non-dits et de tensions en font une oeuvre passionnante mais moins forte qu' "Une séparation".

Blue Jasmine : Le dernier Allen est un bon cru, comme quoi le maître New-Yorkais excelle dans le drame et retrouve vite ses marques après un grand tour d'Europe. Celle Jasmine énerve et finit par émouvoir : chapeau !

Mud : un grand "petit" film sur l'enfance, l'amitié et l'amour (rien que ça) teinté d'aventures. Une oeuvre au charme tanné des étés chauds.

Au rayon rom com : Before Midnight : suite du concept fleuve initié par "Before sunshine" et "Before Sunset" : une oeuvre totale, honnête, malicieuse et touchante, aux dialogues travaillés et délicieux et aux situations qui sentent le vécu.

20 ans d'écart (critique dispo catégorie comédie romantique)

Josephine : fantaisie girly à la française : trop rare pour ne pas être mentionné

Au rayon horreur : Insidious 2 : Enfin une suite qui vaut la peine d'être vue! La surprise du premier passée, le specteur retrouve avec plaisir toute cette petite famille juste quelques instants après la révélation finale du premier opus. Moins surprenant au niveau du scenario mais efficace au trouillomètre.

The Conjuring : Une famille se trouve tourmentée par des esprits dans leur maison et fait appel au couple d'enquêteurs paranormaux, Ed et Lorraine Warren, ayant réellement existés, pour s'en débarasser. Pretexte à de belles séquences de maison hantée et de possession, ce film rappelle avec bonheur le charme des vieux films d'épouvante produits par la Hammer.

The Purge : Le choc prévu par l'idée de base n'a pas eu lieu et pourtant il y avait du potentiel : laisser le bon peuple tuer une nuit par an pour résoudre les problèmes de criminalité était le terrain idéal pour bousculer les codes et les esprits bien pensants. Reste de bonnes idées de mise en scène (le robot du fils qui filme, "l'invité surprise") malheureusement sous-exploitées et une tension qui erdure jusqu'à la conclusion.

Au rayon série : saisons 2 de New girl (fraîche, spontanée et acidulée comme un bonbon) et Girls (frondeuse, innovante et attachante) , Saison 8 de Dexter (saison ronronnante, fin en demi-teinte mais toujours aussi puissante) et hannibal (décalée et habitée par Mads Mikkelsen)

Flop : Wolverine, le combat de l'immortel, Kick ass 2, l'ecume des jours


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