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La reine victoria

Publié le 15 décembre 2014 par Aelezig

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J'ai une passion totale pour la reine Victoria et l'ère qui porte son nom. Ne me demandez pas pourquoi, je ne saurais l'expliquer. Il me semble que j'aurais aimé vivre à Londres à cette époque. Hum... dans les quartiers riches bien sûr, il faut bien l'avouer. J'ai une grande nostalgie du XIXe qui, malgré ses inconvénients, portaient en lui le charme de la tradition et de la bienséance et l'espoir d'un monde bien meilleur. Toutes les technologies le laissaient croire... mais tout comme l'apprenti sorcier, nous n'avons pas su réguler la machine...

Et puis, que voulez-vous, nul n'est parfait, moi j'adore les princesses, les fleurs et les robes en dentelle.

Victoria (née Alexandrina Victoria, le 24 mai 1819 au Palais de Kensington, à Londres et décédée le 22 janvier 1901 à Osborne House sur l'Île de Wight) fut reine du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du 20 juin 1837 jusqu'à sa mort. À partir du 1er juillet 1867, elle fut également reine du Canada, ainsi qu'impératrice des Indes à compter du 1er mai 1876, puis enfin reine d'Australie le 1er janvier

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Son règne de 63 ans et sept mois, le plus long de toute l'histoire du Royaume-Uni, est appelé époque victorienne, une période de profonds changements sociaux, économiques et technologiques et de rapide expansion de l'Empire britannique. Elle fut le dernier monarque britannique de la Maison de Hanovre qui régnait sur les îles britanniques depuis 1714 car son fils et héritier, Édouard VII, appartenait à la lignée de son père, la Maison de Saxe-Cobourg et Gotha.

Naissance et famille

Le père de Victoria est le prince Édouard Auguste, duc de Kent et de Strathearn, le quatrième fils du roi George III. Jusqu'en 1817, la nièce d'Édouard, la princesse Charlotte Augusta de Galles était la seule petite-fille légitime de George III. Sa mort en 1817 entraîne une crise de succession au Royaume-Uni et le duc de Kent et ses frères célibataires sont invités à se marier et à avoir des enfants rapidement ! En 1818, Edouard épouse Victoria de Saxe-Cobourg-Saalfeld, une princesse allemande. Ils auront un seul enfant, Victoria. La duchesse de Kent avait déjà deux enfants issus de son premier mariage avec Émile Charles de Linange : Charles et Feodora de Leiningen. Plus tard dans sa vie, Victoria maintiendra des contacts étroits avec sa demi-sœur.

La jeune princesse est baptisée Alexandrina, pour honorer l'un de ses parrains, l'empereur Alexandre 1er de Russie et Victoria pour sa mère. Mais c'est son prénom Victoria qui est utilisé. À sa naissance, Victoria est en cinquième place dans l'ordre de succession au trône britannique derrière son père et ses trois frères aînés (donc les oncles de Victoria) : le prince régent (le roi est malade), le duc d'York et le duc de Clarence. Le prince régent et le duc d'York sont séparés de leurs épouses, sans enfant, et d'un âge avancé. Les deux filles du duc de Clarence meurent en bas-âge. Le grand-père et le père de Victoria décédent en 1820 à moins d'une semaine d'écart et le duc d'York en 1827. À la mort de son oncle George IV en 1830, Victoria devient l'héritière présomptive de son dernier oncle encore en vie, Guillaume IV.

Victoria décrit son enfance comme « plutôt triste ». Sa mère est extrêmement protectrice et Victoria est en grande partie élevée à l'écart des autres enfants sous le dit « système de Kensington », une série de règles et de protocoles stricts rédigée par la duchesse et son ambitieux et dominateur contrôleur de gestion, John Conroy dont la rumeur court qu'il est aussi son amant. La duchesse évite la cour car elle est scandalisée par la présence des enfants illégitimes du roi et est peut-être à l'origine de la morale victorienne, insistant pour que sa fille ne soit jamais exposée à l'inconvenance sexuelle. Victoria partage sa chambre avec sa mère, étudie avec des tuteurs privés selon un emploi du temps précis et passe ses heures de jeu avec ses poupées et son chien, Dash. Elle apprend le français, l'allemand, l'italien et le latin.

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Victoria à quatre ans

En 1836, le frère de la duchesse, Léopold, devenu roi des Belges en 1831, espère marier sa nièce avec son neveu, Albert de Saxe-Cobourg-Gotha. En mai, Léopold organise une réunion de ses proches dans l'objectif de présenter Victoria à Albert. Guillaume IV lui est peu favorable à une union avec les Saxe-Cobourg et Gotha et préfère le parti d'Alexandre des Pays-Bas, le second fils du prince d'Orange. Victoria est consciente des nombreux projets matrimoniaux la concernant, et elle évalue de manière critique les différents candidats. Selon son journal, elle apprécie la compagnie d'Albert dès leur première rencontre. Après sa visite, elle écrit « [Albert] est extrêmement beau ; ses cheveux sont de même couleur que les miens ; ses yeux sont grands et bleus et il a un beau nez et une bouche très douce avec de belles dents ; mais le charme de sa contenance est son atout le plus délicieux ». À l'inverse, Alexandre est jugé « très quelconque ». Mais, bien qu'intéressée par Albert, Victoria n'est cependant pas prête à se marier. Les deux parties ne s'accordent pas sur un engagement formel.

Le 20 juin 1837, Guillaume IV meurt et Victoria devient reine du Royaume-Uni, à tout juste dix-huit ans.

Depuis 1714, le Royaume-Uni est en union personnelle avec le royaume de Hanovre en Allemagne mais d'après la loi salique, les femmes sont exclues de la succession au trône hanovrien. Alors que Victoria hérite de toutes les colonies britanniques, le pouvoir au Hanovre passe au jeune frère de son père, l'impopulaire duc de Cumberland et Teviotdale qui devient roi sous le nom d'Ernest-Auguste Ier de Hanovre. Il est l'héritier de Victoria jusqu'à ce qu'elle ait un enfant.

Le couronnement a lieu le 28 juin 1838 et elle devient le premier souverain à résider au palais de Buckingham.

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Victoria est populaire au début de son règne, mais sa réputation est ternie par une intrigue de cour en 1839 lorsque l'une des dames d'honneur, Flora Hastings, développe une rondeur abdominale dont la rumeur veut qu'il s'agissait d'une grossesse hors mariage liée à une relation avec John Conroy ; rumeurs que Victoria croit. Elle déteste Conroy et méprise Lady Flora car elle avait participé avec Conroy et la duchesse de Kent au « système de Kensington ». Flora se fait examiner et il se révèle qu'elle est vierge... Conroy, la famille Hastings et les tories (parti d'opposition) organisent une conférence de presse accusant la reine de propager de fausses rumeurs... Lorsqu'elle meurt en juillet, l'autopsie dévoile une importante tumeur hépatique qui avait distendu son abdomen. Lors des apparitions publiques, Victoria est sifflée et conspuée ; on l'appelle "Madame Melbourne", du nom de son premier ministre, whig (parti au gouvernement), que Victoria aime beaucoup et qui l'influence forcément un peu.

Même si elle est devenue reine, Victoria reste une jeune femme célibataire et les conventions sociales lui imposent de vivre avec sa mère malgré leurs différends et la confiance que sa mère continue d'accorder à Conroy. La duchesse est consignée dans un appartement isolé du palais de Buckingham et Victoria refuse souvent de la rencontrer. Lorsque Victoria se plaint à Lord Melbourne que la proximité de sa mère promettait des « souffrances pendant de nombreuses années », ce dernier répond que cela ne peut être évité que par un mariage... 

Albert et Victoria ressentent de l'affection l'un pour l'autre et la reine le demande finalement en mariage le 15 octobre 1839. Ils se marient le 10 février 1840. Victoria est follement éprise de son époux. Albert devient un influent conseiller politique de la reine et remplace Lord Melbourne comme figure dominante de la première moitié de sa vie. Grâce à sa médiation, les relations entre mère et fille s'améliorent progressivement.

Durant la première grossesse de Victoria en 1840, Edward Oxford tente d'assassiner la reine alors qu'elle se trouve dans une calèche. Oxford tire deux fois mais les deux balles manquent leur cible ou, comme il l'avança par la suite, les pistolets n'ont pas fonctionné. Il est jugé pour haute trahison et reconnu coupable mais acquitté pour raisons mentales ; il est interné pendant une trentaine d'années. La popularité de Victoria augmente fortement après l'agression. Sa fille, également appelée Victoria, naît le 21 novembre 1840. La reine déteste être enceinte, considère l'allaitement avec dégoût et pense que les nouveau-nés sont laids. Albert et elle eurent néanmoins huit autres enfants...

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Le mariage de Victoria et Albert

Le 28 mai 1842, Victoria descend The Mall dans une calèche quand John Francis tente de lui tirer dessus mais le pistolet ne fonctionne pas ; il parvient à s'échapper. Le lendemain, Victoria emprunte le même trajet plus rapidement et avec une plus grande escorte, avec l'objectif délibéré de pousser Francis à attaquer à nouveau afin de le capturer. Comme prévu, Francis tire sur la calèche et il est arrêté par des policiers en civil. Le 3 juillet, deux jours après que la condamnation à mort de Francis ait été commuée en déportation à vie, un troisième attentat vise la reine : John William Bean tire sur Victoria mais le pistolet n'a pas la puissance espérée. À nouveau en 1849, le chômeur irlandais William Hamilton tire sur la calèche de la reine. En 1850, la reine est blessée par un ancien policier peut-être dément, Robert Pate. 

Les whigs sont battus lors des élections générales de 1841. Peel devient premier ministre.

En 1845, l'agriculture irlandaise est touchée par le mildiou de la pomme de terre. Dans les quatre années qui suivent, un million d'Irlandais meurent de faim et un million d'autres émigrent. En Irlande, Victoria est surnommée The Famine Queen. Elle donne personnellement de l'argent pour lutter contre la famine et soutient également une aide à un séminaire catholique en Irlande. L'histoire selon laquelle elle n'aurait donné que 5 £ d'aide aux Irlandais et qu'elle aurait donné le même jour une somme similaire à l'organisation de protection des animaux, Battersea Dogs Home, est un mythe créé vers la fin du XIXe siècle...

Au niveau international, Victoria s'intéresse particulièrement à l'amélioration des relations entre la France et le Royaume-Uni. Elle organise plusieurs rencontres entre la famille royale britannique et la Maison d'Orléans. En 1843 et 1845, Albert et elle rejoignent le roi Louis-Philippe Ier au château d'Eu en Normandie ; elle est ainsi le premier souverain britannique ou anglais à rencontrer son homologue français depuis Henri VIII d'Angleterre et François Ier de France au camp du Drap d'Or en 1520 ! Lorsque Louis-Philippe Ier réalise le voyage inverse en 1844, il devient le premier roi français à se rendre en Grande-Bretagne. Louis-Philippe est déposé lors de la Révolution française de 1848 et part en exil en Angleterre. Alors que les soulèvements se propagent à toute l'Europe, Victoria et sa famille quittent Londres en avril 1848 pour la plus grande sécurité d'Osborne House, une résidence privée sur l'île de Wight qu'elle a achetée en 1845. Les manifestations ne se transforment pas en soulèvements et la crainte d'une révolution s'éloigne. La visite de Victoria en Irlande en 1849 est un succès en termes de relations publiques mais elle n'aura pas d'impact sur la croissance du nationalisme irlandais. 

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Victoria en 1842

En 1853, Victoria donne naissance à son huitième enfant, Leopold, avec l'aide d'un nouvel anesthésiant, le chloroforme. Victoria est tellement impressionnée par son efficacité qu'elle l'utilise à nouveau en 1857 pour la naissance de son neuvième et dernier enfant, Béatrice, malgré l'opposition du clergé qui considère que cela s'opposet aux commandements bibliques, et des médecins qui le considèrent comme dangereux.

Les gouvernements se succèdent whigs, tories... La reine préfère les premiers mais doit rester neutre.

Napoléon III, l'allié le plus proche du Royaume-Uni depuis la guerre de Crimée, se rend à Londres en avril 1855 et Victoria et Albert font le trajet inverse du 17 au 28 août de la même année. L'empereur français accueille le couple à Dunkerque et les accompagne à Paris. Ils sont les invités d'honneur d'un bal de 1200 invités au château de Versailles.

Le 14 janvier 1858, un Italien réfugié en Grande-Bretagne, Felice Orsini, tente d'assassiner Napoléon III avec une bombe fabriquée au Royaume-Uni. La crise diplomatique qui suit déstabilise le gouvernement. 

Le 25 janvier 1858, la fille aînée de Victoria épouse le prince Frédéric Guillaume de Prusse à Londres. Victoria et Albert espèrent que leur fille et leur beau-fils auront une influence libérale sur la Prusse en pleine ascension. Victoria viit partir sa fille pour l'Allemagne « la mort dans l'âme » ; elle lui écri dans l'une de ses nombreuses lettres, « cela me fait vraiment frissonner quand je regarde vos sœurs douces, joyeuses et inconscientes et que je pense que je devrais les abandonner également, une par une ». Presque un an plus tard, la princesse Victoria donne naissance au premier petit-enfant de la reine, Guillaume.

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La reine et sa fille Victoria vers 1844

En mars 1861, la mère de Victoria meurt. En lisant les documents de la duchesse, Victoria découvre que sa mère l'aimait profondément ; elle en a le cœur brisé et blâme Conroy pour l'avoir « diaboliquement » éloignée de sa mère. Pour soulager son épouse pendant cette période de deuil, Albert assume une grande partie de ses fonctions bien qu'il souffre de problèmes digestifs chroniques. Au début du mois de décembre, il tombe gravement malade. William Jenner diagnostique une fièvre typhoïde et il meurt le 14 décembre 1861 ; Victoria est anéantie. Elle restera en deuil jusqu'à la fin de sa vie.

Elle évite les apparitions publiques et se rend peu souvent à Londres dans les années qui suivent. Son retrait dans le château de Windsor lui vaut le surnom de « la veuve de Windsor ». Cet isolement volontaire diminue la popularité de la monarchie et encourage le mouvement républicain. Elle continue certes d'assumer ses fonctions gouvernementales mais reste confinée dans ses résidences royales de Windsor, de Balmoral et d'Osborne. En mars 1864, un manifestant placarde une affiche sur les grilles du palais de Buckingham annonçant que « ces imposants bâtiments sont à vendre en raison du déclin des affaires de l'ancien propriétaire ». Son oncle Léopold lui écrit pour lui conseiller d'apparaître en public. Elle accepte de visiter les jardins de la Royal Horticultural Society à Kensington et de traverser Londres dans une calèche ouverte.

Durant les années 1860, Victoria se repose de plus en plus sur un domestique écossais, John Brown. Des rumeurs d'une relation romantique et même d'un mariage secret commencent à être imprimées dans la presse et la reine est même affublée du sobriquet de « Madame Brown ». Nul ne sait ce qu'il en fut ; on dit que la mère d'Elizabeth II, tombant sur des documents compromettants, a tout brûlé...

En 1866, Victoria assiste à la cérémonie d'ouverture du Parlement pour la première fois depuis la mort d'Albert.

En 1870, les idées républicaines au Royaume-Uni, alimentées par le retrait de la reine, sont renforcées par l'établissement de la Troisième République en France. Un rassemblement républicain à Trafalgar Square demande l'abdication de Victoria. En août et septembre 1871, elle tombe gravement malade et développe un abcès au bras, mais elle est soignée avec succès. À la fin du mois de novembre, le prince de Galles contracte la fièvre typhoïde, la maladie qui aurait tué son père. Au grand soulagement de la reine et du peuple, Edward se remet. La mère et le fils assistent à une célébration publique à Londres et à une grande messe d'action de grâce à la cathédrale Saint-Paul le 27 février 1872 ; le mouvement républicain est affaibli et la popularité de la monarchie remonte.

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Victoria et John Brown

Le 28 février 1872, Arthur O'Connor agite un pistolet devant le cortège de Victoria à sa sortie du palais de Buckingham. Brown, qui accompagne la reine, le neutralise. La popularité de Victoria est encore renforcée par l'incident...

Le 14 décembre 1878, l'anniversaire de la mort d'Albert, la seconde fille de Victoria, Alice, meurt de la diphtérie. Victoria note que la coïncidence des dates était « presque incroyable et des plus mystérieuses ». En mai 1879, elle fête son « pauvre et triste 60e anniversaire ».

La politique étrangère expansionniste du premier ministre Disraeli, soutenue par Victoria, entraîne des conflits comme la guerre anglo-zouloue et la seconde guerre anglo-afghane. Elle écrit « si nous voulons maintenir notre position de puissance de premier rang, nous devons… être préparés à des attaques et des guerres, quelque part ou ailleurs, CONTINUELLEMENT ». Victoria voit l'expansion de l'Empire britannique comme une manière civilisatrice et bénigne de protéger les peuples indigènes contre des puissances plus agressives, ou des dirigeants cruels : « il n'est pas dans nos habitudes d'annexer des pays à moins que nous n'y soyons obligés et forcés ».

Le 2 mars 1882, Roderick McLean, un poète apparemment offensé par le refus de Victoria d'accepter l'un de ses poèmes, tire sur la calèche de la reine. Deux élèves de l'Eton College le frappent avec leurs parapluies jusqu'à ce qu'il soit neutralisé par un policier. Victoria est ravie par les nombreuses expressions de loyauté qu'elle reçoit après l'agression et déclare que « cela valait la peine de se faire tirer dessus pour voir à quel point l'on est aimée ».

Le 17 mars 1883 elle tombe dans les escaliers à Windsor et elle boîte jusqu'au mois de juillet ; elle ne récupérera jamais complètement et commence à souffrir de rhumatismes. Brown meurt dix jours après l'accident. Au début de l'année 1884, Victoria publie More Leaves from a Journal of a Life in the Highlands, une suite d'un précédent livre dédiée à son « assistant personnel dévoué et ami fidèle John Brown ».

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A 80 ans

En 1887, l'Empire britannique célèbre le jubilé d'or de Victoria. La reine fête le cinquantième anniversaire de son accession au trône le 20 juin avec un banquet auquel participèrent 50 nobles européens. Le lendemain, elle participe à une procession et à un service religieux à l'Abbaye de Westminster. Victoria est alors redevenue extrêmement populaire.

La fille aînée de Victoria devient impératrice d'Allemagne en 1888 mais elle est veuve avant la fin de l'année et le petit-fils de Victoria monte sur le trône sous le nom de Guillaume II.

Le 23 septembre 1896, Victoria devient le monarque de l'histoire anglaise, écossaise, ou britannique ayant régné le plus longtemps, dépassant le record détenu jusqu'alors par son grand-père, George III. Conformément à la demande de la reine, toutes les célébrations publiques spéciales de l'événement sont retardées jusqu'en 1897 pour coïncider avec son jubilé de diamant marquant ses 60 années de règne. Les Premiers ministres de tous les dominions autonomes sont invités et des troupes de tout l'Empire britannique participent à la procession dans Londres. Les célébrations du soixantième anniversaire sont marquées par de grands débordements d'affection envers la reine bientôt octogénaire.

Suivant une coutume qu'elle maintient tout au long de son veuvage, Victoria passe le réveillon de Noël 1900 à Osborne House sur l'île de Wight. Elle boite du fait de ses rhumatismes et sa vision est obscurcie par la cataracte. Durant le mois de janvier, elle se sentit faible. Elle meurt le 22 janvier 1901 à l'âge de 81 ans.

Pour ses funérailles, elle est habillée d'une robe blanche et d'un voile de mariée. Des souvenirs rappelant sa famille élargie, ses amis et ses domestiques sont placés dans le cercueil à sa demande. Un des peignoirs d'Albert est placé à son côté avec un moulage en plâtre de sa main tandis qu'une mèche de cheveux de John Brown et une photographie de lui reposent près de sa main gauche, dissimulées à la famille par un bouquet de fleur bien positionné... Elle est inhumée aux côtés d'Albert dans le mausolée royal de Frogmore dans le Grand Parc de Windsor.

Le règne de Victoria, qui dura 63 ans, sept mois et deux jours, demeure le plus long de toute l'histoire du Royaume-Uni et le plus long pour une reine au niveau mondial.

De juillet 1832 jusqu'à sa mort, elle a rédigé un journal détaillé qui finit par représenter 122 volumes. Une partie a été publiée en volumes, une autre détruite.

Les liens de Victoria avec les familles royales d'Europe lui valurent le surnom de "grand-mère de l'Europe". Parmi ses descendants figurent Élisabeth II, son époux Philip Mountbatten, Harald V de Norvège, Charles XVI Gustave de Suède, Marguerite II de Danemark, Juan-Carlos Ier d'Espagne et son épouse Sofía de Grèce.

Le plus jeune fils de Victoria, Leopold était atteint d'hémophilie B ainsi que deux des ses cinq filles, Alice et Béatrice. Cette maladie fut ainsi transmise aux descendants de Victoria dont ses arrière-petits-fils, Alexis Nikolaïevitch de Russie, Alphonse et Gonzalve de Bourbon.

D'après Wikipédia


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