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Saint Estèphe : Lafon-Rochet 1996 et Pessac-Léognan : Smith Haut Lafitte 2000

Par Daniel Sériot

Pour accompagner des viandes hivernales en sauce, notamment une joue de bœuf confite, nous avons débouché deux vins de la rive gauche de Bordeaux. Ils ont été mis en carafe deux heures avant d'être goûtés une première fois et regoûtés deux soirs, sur une durée de 48 heures. Abordables, dès la première dégustation, ils se sont améliorés le lendemain, et sont restés au même niveau le dernier jour.

Lafon-Rochet 1996 est encore marqué par son élevage qui n'est pas totalement fondu, malgré ses 19 ans, ce qui laisse le dégustateur dubitatif. Les vins du millésime 1996 en rive gauche sont d'évolution lente, mais il n'est pas à exclure que l'élevage se fonde au détriment du fruit, et que le vin développe des arômes tertiaires assez marqués avec un fruit très en retrait dans quelques années. Les bouteilles suivantes en cave devraient apporter une réponse à cette interrogation.

Smith Haut Laffite 2000 est une bouteille de belle qualité, avec ici aussi un élevage qui devra se fondre lors du vieillissement sous verre, mais la belle et riche matière du vin laisse envisager une évolution favorable.

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Saint Estèphe : Lafon-Rochet 1996

La robe est profonde, avec un liseré de teinte sanguine, sans signe d'évolution, le bouquet bien ouvert et net, évoque le cassis , la cerise, la résine, le tabac, l'encens, avec une pointe de café ( élevage pas encore fondu). L' attaque est veloutée, le vin se corse avec puissance et énergie, avec des tannins enrobés par une chair de bon aloi, rehaussé de fruits d'une bonne expression. La finale est allongée, fruitée, épicée, autoritaire, bien tenue par des tannins plus fermes et par l'apport de ceux issus de l'élevage pas encore fondu, avec une légère amertume en ultime sensation. Note potentielle 15,5/16, note plaisir 14

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Pessac-Léognan : Smith Haut Lafitte 2000

La robe est profonde de couleur sanguine à rubis. L'olfaction est nette et expressive, avec des arômes de cerises noires, de cassis écrasé, de boite à épices, de bois de santal, et de café, avec des notes fumées . La bouche est très veloutée, les tannins mûrs se trament dans un corps dense et plein, charnu, agrémenté de fruits épicés . La finale est longue, d'une bonne fraîcheur, un peu plus tannique, soulignée par les saveurs décelées à l'olfaction, et par un léger élevage pas encore fondu. Note potentielle 16,5/17, note plaisir 15,5

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Posté par Daniel S à 00:01 - Bordeaux Rive Gauche - Commentaires [0] - Permalien [#]

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