Magazine Cinéma

Ils nous ont quittés cette année

Par Mickabenda @judaicine
Sans-titre-2

En cette veille de vacances d’été, Judaïciné revient sur la saison écoulée…

Mike Nichols est mort des suites d’une défaillance cardiaque à 83 ans. (novembre 2014)

Ils nous ont quittés cette année

Mike Nichols est mort des suites d’une défaillance cardiaque à 83 ans.

Né en novembre 1931 à Berlin d’un père russe et d’une mère allemande, Mike Nichols (Mikhail Igor Peschkowsky de son vrai nom) était arrivé sept ans plus tard à New York avec sa famille qui avait fui le régime nazi.

Le thriller Qui a peur de Virginia Woolf? , son premier long métrage réalisé en 1966, a valu à Elizabeth Taylor l’Oscar de la meilleure actrice.

L’année suivante il confirmait son talent avec Le Lauréat, qui a propulsé Dustin Hoffman au rang de star et valu à Mike Nichols l’Oscar du meilleur réalisateur.

Mike Nichols a tourné avec les plus grands acteurs, dans des films de genre très différents, du thriller à la comédie en passant par la satire politique.

Ses autres principaux films incluent La bonne fortune , avec Jack Nicholson, Le mystère Silkwood, avec Meryl Streep, Working Girl , avec Melanie Griffith, A propos d’Henry, avec Harrison Ford, Primary Colors, avec John Travolta, Closer, entre adultes consentants , avec Natalie Portman, Jude Law et Julia Roberts, ou encore La Guerre selon Charlie Wilson , avec Tom Hanks.

Lia Van Leer, la grande dame du cinéma israélien nous a quittés

Ils nous ont quittés cette année

Lia Van Leer, pionnière du cinéma en Israël où elle a notamment fondé le Festival international du film de Jérusalem, est décédée à l’âge de 90 ans, a indiqué samedi une proche.

Elle est décédée vendredi après plusieurs semaines d’hospitalisation à son retour d’Allemagne, où elle s’était rendue en février à l’occasion de la Berlinale, a précisé Carole Dreyfus, qui travaillait avec elle à la cinémathèque de Jérusalem.

Née en 1924 en Roumanie, Lia Van Leer avait créé en 1952 avec son mari Wim Van Leer le premier ciné-club israélien, calqué sur le modèle français.

Voyageant dans le monde avec son époux, producteur de cinéma et pilote, elle acquiert des centaines de films et fonde en 1960 la première institution israélienne d’archives cinématographiques.

En 1973, elle fonde la cinémathèque de Jérusalem, installée face aux murailles de la vieille ville.

Dix ans plus tard, elle crée le Festival international du film de Jérusalem, qui accueillera au fil des années les plus grandes vedettes du cinéma mondial.

Dans son bureau, où Lia Van Leer est venue travailler jusqu’à la fin de sa vie, trônaient des photos d’elle avec les grands noms du cinéma, d’Orson Welles à Simone Signoret en passant par Marcello Mastroianni ou Steven Spielberg.

Membre de jurys de festivals internationaux, elle avait reçu le prestigieux Prix d’Israël en 2004 et la Légion d’honneur en 2013.

Militante pour la paix, Lia Van Leer avait invité des réalisateurs iraniens à Jérusalem et apportait son soutien au cinéma palestinien.

Mon but dans la vie est de faire aimer le cinéma au plus grand nombre de gens, et je continuerai de le faire tant que j’ai des forces

avait-elle déclaré à l’AFP quelques mois avant sa mort.

D’après AFP

Globus désormais sans Golan (août 2014)

Ils nous ont quittés cette année

Disparition du producteur Menahem Golan

Avec son cousin Yoram Globus, il aura formé un mythique duo dans les années 80 en supervisant nombre de films d’action avec leur compagnie Cannon, mais aussi des œuvres de grands auteurs. Associé aux noms de Sylvester Stallone, Jean-Claude Van Damme ou Dolph Lundgren. Mais aussi Jean-Luc Godard, John Cassavetes, Andreï Konchalovsky ou Barbet Schroeder, le cinéaste et producteur israélien Menahem Golan qui vient de mourir à Tel-Aviv à 85 ans aura eu pour le moins une carrière atypique, en produisant un cinéma d’action, mais aussi des œuvres d’auteurs réputés. Un parcours qui en a fait une légende dans l’histoire du cinéma.

Pilote et bombardier durant la Guerre d’indépendance d’Israël en 1948, il réalise et produit avec son cousin Yoram Globus, nombre de films populaires en Israël. En 1977, il réalise ainsi Opération Thunderbolt sur le détournement en 1976 d’un vol Air France et le raid conduit par les Israéliens à Entebbe pour libérer les otages. Une production nominée aux Oscars.

Fortune faite dans leur pays, le duo rachète une compagnie américaine moribonde, la Cannon Group, en 1979. Ils en font l’un des studios indépendants les plus puissants, avec un sens unique de la communication inondant la presse professionnelle et les marchés du monde entier de publicités qui mettent en avant des line-ups impressionnants. Entre autre à Cannes où le duo laissera bien des souvenirs. Leur logo, un losange bleu et métallique qui s’illumine quand ses deux moitiés ne font qu’un, devient mondialement célèbre. Le tandem Golan-Globus produira plus de 200 longs métrages dont de très nombreux films d’action: Portés disparus et ses suites, Delta Force et Invasion USA, avec Chuck Norris, Le bras de fer, avec Sylvester Stallone, Tous les coups sont permis, avec Jean-Claude Van Damme (qu’ils découvriront), la franchise Death Wish avec Charles Bronson ou encore les Maîtres de l’univers avec Dolph Lundgren. Des films d’action ultra musclés, très inspirés par le cinéma d’action hong-kongais à petit budget qui cartonnent partout, entre autre en VHS.

Dans les années 1980, Menahem Golan accompagne aussi Jean-Luc Godard pour son King Lear en 1987, le Love Streams, de John Cassavetes en 1984, deux films de Andreï Konchalovsky (Maria’s Lovers en 1984 puis Runaway Train en 1985) mais aussi Robert Altman (Fool For Love, 1984), ou Barbet Schroeder (Barfly, 1987)

Quand la Cannon connaît d’importants problèmes financiers après l’échec retentissant de Superman IV, le duo se sépare. Golan tire sa révérence et reprend la 21st Film Century Corporation (productrice de Captain America version 1990 et de Un justicier dans la ville 4). Globus reste quand Pathé Communications investit dans la compagnie et absorbe la MGM/United Artists.

Le cinéaste et son cousin étaient encore au dernier Festival de Cannes pour présenter The Go-Go Boys, un documentaire israélien de Hilla Medalia sur leur histoire et celle des studios Cannon. Un autre documentaire sur la Cannon, qui a pour titre Electric Boogaloo : The Wild, Untold Story of Cannon Films, vient d’être présenté au Festival du Film de Melbourne.

D’après Le film français

Spock ou la bénédiction des Cohanim (février 2015)

Ils nous ont quittés cette année

Leonard Nimoy est décédé vendredi 27 février, à l’âge de 83 ans.

Né le 26 mars 1931 à Boston, Leonard Nimoy est le fils d’un couple de juifs ukrainiens. Encouragé par son grand-père, il fait ses premiers pas d’acteur à 8 ans, et, neuf ans plus tard, décroche un rôle dans une production amateur.

Sur un tournage, il rencontre en 1954 William Shatner, alias capitaine Kirk dans Star Trek. Les deux hommes rejoignent, en 1966, le casting de cette petite série produite par un studio en déclin, Desilu (bientôt Paramount), dont les trois premières saisons sont diffusées de 1966 à 1969. Nimoy y campe Spock, un métisse mi-homme mi-Vulcain, une race caractérisée par sa logique et son premier degré excessif. Ses racines humaines, plus émotives, ressurgissent parfois et font tout le sel de ce personnage extraterrestre, torturé et souvent involontairement drôle.

Les amateurs de Star Trek connaissant ses caractéristiques par le menu : sa capacité à endormir n’importe qui d’une simple pression sur l’épaule ; ses oreilles pointues ; et le fameux signe vulcain, un « V » de la main qui s’ouvre entre le majeur et l’annulaire. Un signe emblématique, inspiré, selon l’acteur lui-même, du signe de la prière juive des Cohanim. Alors âgé de 8 ans, le jeune Leonard Nimoy assista à un office religieux dans une synagogue : malgré l’interdiction de regarder la bénédiction des Cohanim, il jeta un oeil et découvrit ce geste réalisé par cinq ou six hommes. Une représentation de la lettre Shin dans l’alphabet hébreu, première lettre du mot Shaddai (le nom du Tout-Puissant).

La signification, c’est qu’ils utilisent un symbole du nom de Dieu avec leurs mains alors qu’ils bénissent la congrégation

expliquera-t-il dans plusieurs interviews. Un geste qu’il reprendra donc pour l’attaché scientifique du vaisseau Enterprise, en l’accompagnant du légendaire « Longue vie et prospérité ».

Ils nous ont quittés cette année

En cette veille de vacances d’été, Judaïciné revient sur la saison écoulée…

Mike Nichols est mort des suites d’une défaillance cardiaque à 83 ans. (novembre 2014)

Ils nous ont quittés cette année

Mike Nichols est mort des suites d’une défaillance cardiaque à 83 ans.

Né en novembre 1931 à Berlin d’un père russe et d’une mère allemande, Mike Nichols (Mikhail Igor Peschkowsky de son vrai nom) était arrivé sept ans plus tard à New York avec sa famille qui avait fui le régime nazi.

Le thriller Qui a peur de Virginia Woolf? , son premier long métrage réalisé en 1966, a valu à Elizabeth Taylor l’Oscar de la meilleure actrice.

L’année suivante il confirmait son talent avec Le Lauréat, qui a propulsé Dustin Hoffman au rang de star et valu à Mike Nichols l’Oscar du meilleur réalisateur.

Mike Nichols a tourné avec les plus grands acteurs, dans des films de genre très différents, du thriller à la comédie en passant par la satire politique.

Ses autres principaux films incluent La bonne fortune , avec Jack Nicholson, Le mystère Silkwood, avec Meryl Streep, Working Girl , avec Melanie Griffith, A propos d’Henry, avec Harrison Ford, Primary Colors, avec John Travolta, Closer, entre adultes consentants , avec Natalie Portman, Jude Law et Julia Roberts, ou encore La Guerre selon Charlie Wilson , avec Tom Hanks.

Lia Van Leer, la grande dame du cinéma israélien nous a quittés

Ils nous ont quittés cette année

Lia Van Leer, pionnière du cinéma en Israël où elle a notamment fondé le Festival international du film de Jérusalem, est décédée à l’âge de 90 ans, a indiqué samedi une proche.

Elle est décédée vendredi après plusieurs semaines d’hospitalisation à son retour d’Allemagne, où elle s’était rendue en février à l’occasion de la Berlinale, a précisé Carole Dreyfus, qui travaillait avec elle à la cinémathèque de Jérusalem.

Née en 1924 en Roumanie, Lia Van Leer avait créé en 1952 avec son mari Wim Van Leer le premier ciné-club israélien, calqué sur le modèle français.

Voyageant dans le monde avec son époux, producteur de cinéma et pilote, elle acquiert des centaines de films et fonde en 1960 la première institution israélienne d’archives cinématographiques.

En 1973, elle fonde la cinémathèque de Jérusalem, installée face aux murailles de la vieille ville.

Dix ans plus tard, elle crée le Festival international du film de Jérusalem, qui accueillera au fil des années les plus grandes vedettes du cinéma mondial.

Dans son bureau, où Lia Van Leer est venue travailler jusqu’à la fin de sa vie, trônaient des photos d’elle avec les grands noms du cinéma, d’Orson Welles à Simone Signoret en passant par Marcello Mastroianni ou Steven Spielberg.

Membre de jurys de festivals internationaux, elle avait reçu le prestigieux Prix d’Israël en 2004 et la Légion d’honneur en 2013.

Militante pour la paix, Lia Van Leer avait invité des réalisateurs iraniens à Jérusalem et apportait son soutien au cinéma palestinien.

Mon but dans la vie est de faire aimer le cinéma au plus grand nombre de gens, et je continuerai de le faire tant que j’ai des forces

avait-elle déclaré à l’AFP quelques mois avant sa mort.

D’après AFP

Globus désormais sans Golan (août 2014)

Ils nous ont quittés cette année

Disparition du producteur Menahem Golan

Avec son cousin Yoram Globus, il aura formé un mythique duo dans les années 80 en supervisant nombre de films d’action avec leur compagnie Cannon, mais aussi des œuvres de grands auteurs. Associé aux noms de Sylvester Stallone, Jean-Claude Van Damme ou Dolph Lundgren. Mais aussi Jean-Luc Godard, John Cassavetes, Andreï Konchalovsky ou Barbet Schroeder, le cinéaste et producteur israélien Menahem Golan qui vient de mourir à Tel-Aviv à 85 ans aura eu pour le moins une carrière atypique, en produisant un cinéma d’action, mais aussi des œuvres d’auteurs réputés. Un parcours qui en a fait une légende dans l’histoire du cinéma.

Pilote et bombardier durant la Guerre d’indépendance d’Israël en 1948, il réalise et produit avec son cousin Yoram Globus, nombre de films populaires en Israël. En 1977, il réalise ainsi Opération Thunderbolt sur le détournement en 1976 d’un vol Air France et le raid conduit par les Israéliens à Entebbe pour libérer les otages. Une production nominée aux Oscars.

Fortune faite dans leur pays, le duo rachète une compagnie américaine moribonde, la Cannon Group, en 1979. Ils en font l’un des studios indépendants les plus puissants, avec un sens unique de la communication inondant la presse professionnelle et les marchés du monde entier de publicités qui mettent en avant des line-ups impressionnants. Entre autre à Cannes où le duo laissera bien des souvenirs. Leur logo, un losange bleu et métallique qui s’illumine quand ses deux moitiés ne font qu’un, devient mondialement célèbre. Le tandem Golan-Globus produira plus de 200 longs métrages dont de très nombreux films d’action: Portés disparus et ses suites, Delta Force et Invasion USA, avec Chuck Norris, Le bras de fer, avec Sylvester Stallone, Tous les coups sont permis, avec Jean-Claude Van Damme (qu’ils découvriront), la franchise Death Wish avec Charles Bronson ou encore les Maîtres de l’univers avec Dolph Lundgren. Des films d’action ultra musclés, très inspirés par le cinéma d’action hong-kongais à petit budget qui cartonnent partout, entre autre en VHS.

Dans les années 1980, Menahem Golan accompagne aussi Jean-Luc Godard pour son King Lear en 1987, le Love Streams, de John Cassavetes en 1984, deux films de Andreï Konchalovsky (Maria’s Lovers en 1984 puis Runaway Train en 1985) mais aussi Robert Altman (Fool For Love, 1984), ou Barbet Schroeder (Barfly, 1987)

Quand la Cannon connaît d’importants problèmes financiers après l’échec retentissant de Superman IV, le duo se sépare. Golan tire sa révérence et reprend la 21st Film Century Corporation (productrice de Captain America version 1990 et de Un justicier dans la ville 4). Globus reste quand Pathé Communications investit dans la compagnie et absorbe la MGM/United Artists.

Le cinéaste et son cousin étaient encore au dernier Festival de Cannes pour présenter The Go-Go Boys, un documentaire israélien de Hilla Medalia sur leur histoire et celle des studios Cannon. Un autre documentaire sur la Cannon, qui a pour titre Electric Boogaloo : The Wild, Untold Story of Cannon Films, vient d’être présenté au Festival du Film de Melbourne.

D’après Le film français

Spock ou la bénédiction des Cohanim (février 2015)

Ils nous ont quittés cette année

Leonard Nimoy est décédé vendredi 27 février, à l’âge de 83 ans.

Né le 26 mars 1931 à Boston, Leonard Nimoy est le fils d’un couple de juifs ukrainiens. Encouragé par son grand-père, il fait ses premiers pas d’acteur à 8 ans, et, neuf ans plus tard, décroche un rôle dans une production amateur.

Sur un tournage, il rencontre en 1954 William Shatner, alias capitaine Kirk dans Star Trek. Les deux hommes rejoignent, en 1966, le casting de cette petite série produite par un studio en déclin, Desilu (bientôt Paramount), dont les trois premières saisons sont diffusées de 1966 à 1969. Nimoy y campe Spock, un métisse mi-homme mi-Vulcain, une race caractérisée par sa logique et son premier degré excessif. Ses racines humaines, plus émotives, ressurgissent parfois et font tout le sel de ce personnage extraterrestre, torturé et souvent involontairement drôle.

Les amateurs de Star Trek connaissant ses caractéristiques par le menu : sa capacité à endormir n’importe qui d’une simple pression sur l’épaule ; ses oreilles pointues ; et le fameux signe vulcain, un « V » de la main qui s’ouvre entre le majeur et l’annulaire. Un signe emblématique, inspiré, selon l’acteur lui-même, du signe de la prière juive des Cohanim. Alors âgé de 8 ans, le jeune Leonard Nimoy assista à un office religieux dans une synagogue : malgré l’interdiction de regarder la bénédiction des Cohanim, il jeta un oeil et découvrit ce geste réalisé par cinq ou six hommes. Une représentation de la lettre Shin dans l’alphabet hébreu, première lettre du mot Shaddai (le nom du Tout-Puissant).

La signification, c’est qu’ils utilisent un symbole du nom de Dieu avec leurs mains alors qu’ils bénissent la congrégation

expliquera-t-il dans plusieurs interviews. Un geste qu’il reprendra donc pour l’attaché scientifique du vaisseau Enterprise, en l’accompagnant du légendaire « Longue vie et prospérité ».

Ils nous ont quittés cette année


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