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Montagne Saint Emilion : Beauséjour Cuvée 1901 millésime 2007 et Saint Emilion : Troplong Mondot millésime 2001

Par Daniel Sériot

Pierre Bernault a souhaité nous faire regoûter la cuvée 1901 de son château Beauséjour du millésime 2007. Ce millésime marqué par un printemps frais et pluvieux et un été du même accabit a connu une belle arrière saison, avec un mois de septembre caractérisé par des journées chaudes et des nuits fraîches qui ont permis d'atteindre de bonnes maturités et de produire de bons à très bons vins pour ceux qui n'ont pas vendangé trops tôt. Cette bouteille fait partie de cette catégorie, avec un vin d'une belle jeunesse, très plaisant et gourmand qui peut commencer à se boire avec plaisir. Les vins en général, manquent un peu de centre et d'allonge, mais restent très agréables et permettent d'attendre les millésimes plus riches et plus solaires.

Les bouteilles de Troplong Mondot 2001 ouvertes avant celle commentée aujourd'hui présentaient un élevage soutenu qui dominait les fruits, et laissait le dégustateur un peu dubitatif sur la possibilité que l'élevage se fonde harmonieusement. Comme le montre le commentaire, le vin a évolué dans le bon sens, et désormais offre un très beau fruit, à tous les stades de la dégustation et laisse augurer de très belles bouteilles pour ceux qui les attendront cinq années supplémentaires.

Montagne Saint Emilion Beauséjour cuvée 1901 : millésime 2007

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La robe est assez profonde, de couleur sanguine sans signe d'évolution. Le nez est net et bien ouvert avec des arômes de cerises et de cassis (jus) nuancés d'épices douces et des notes de truffes noires, avec un élevage de qualité à peine perceptible. La bouche est souple , veloutée, de construction longiforme, offrant des rondeurs avenantes dans un centre fruité. La finale de longueur normale est fraîche, d'un élégant velouté de texture, et d'une bonne persistance aromatique. Noté 15,5,même note plaisir

Saint Emilion : Troplong Mondot 2001

Troplong Mondot 2001

La robe est assez profonde, de teinte pourpre à sanguine. L'olfaction bien ouverte et avenante évoque les cerises noires, les mûres sauvages, avec des notes d'épices orientales, d'encens et une pointe de léger café (élevage au second plan). La bouche est très veloutée, les tannins fins et mûrs enrobés par une chair bien formée se trament dans un corps plein d'un bonne densité, assez sphérique, rehaussé de séduisants fruits expressifs. La finale est allongée, élégante, soutenue, tout en conservant un élégant velouté de texture, fraîche et persistante, avec un légère pointe d'élevage que le temps estompera. Noté 16,5, note plaisir 16

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Posté par Daniel S à 00:01 - Bordeaux Rive Droite - Commentaires [0] - Permalien [#]

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