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Alimentari, mon cher Watson

Publié le 18 juin 2012 par Les Assiettes De Juliette @AssiettesdeJu

Cette adresse va sûrement faire tâche d’huile. On vous la livre en primi pour que vous puissiez vous aussi aller faire votre marché dans ce Campo dei fiori parisien avant que le bruit ne se répande. Vous serez bientôt pane e calcio avec l’Alimentari. Certo.

Alimentari, mon cher Watson

L’Alimentari est un italiano vero, ouvert il y a quelques semaines par deux amis passionnés du bien manger. De concert, nos deux compères jouent dans leur épicerie dînatoire de la rue des Ecouffes une partition simple : ne cuisiner et ne servir que le meilleur de la péninsule, un peu façon agriturismo in Parigi. La charcuterie artisanale vient de Toscane, l’huile d’olive des bons offices du Florentin du binôme, les noix du jardin de la belle famille du Sarde du duo et les plats de l’imagination teintée ad libitum des souvenirs d’enfance des deux ténors. C’est vraiment bien exécuté. On laisse le charme opérer, bocca chiusa.

Alimentari, mon cher Watson

Sur la table, des tomates cerise confites maison, des picholine et du pane carasau a piacere vous donneront loisir de découvrir le livret et de chauffer votre foie avant les entrées en scène. En entrée justement, on a longuement hésité – la Donna e mobile – entre le prosciutto di Cinta Sene (cochon sauvage affiné 24 mois) et la bufala snackée aux oignons nouveaux, avant d’élire l’insalata di polpo délicieusement abandonnée sur une crème tiède de pommes de terre relevée de noix de muscade et de noix tout court. Quelques légumes grillés ont aussi permis d’effacer le soupçon de culpabilité lié à la commande des ficatolle, version toscane des churros, le sucre en moins (c’est très fin, ça se mange sans faim).

Alimentari, mon cher Watson

Les parfumés ravioli zaffrano au gorgozola et les involtini di vitella au provola se sont ensuite naturellement imposés à nos mandibules ravies, tandis que la table d’à côté, moins téméraire, préférait la sécurité calamari en laissant les vongole à Venise.

Alimentari, mon cher Watson

Au moment des dolce, on retrouve les grands classiques (tiramisu, panna cotta) mais aussi du plus rare : du filoncino (biscuit tranché fourré au chocolat tiède), des cantucci e vino santo et des sebadas sarde, sorte de gros ravioli de pecorino frais au miel amer. Testé et approuvé quoique pas léger léger, dixit Fernand.

Alimentari, mon cher Watson

Question bibite, un bon itinéraire façon guide verre: des vins du Frioul, des Pouilles, de l’Ombrie et de Sardaigne qui appellent le soleil et le sourire. De quoi voyager à moindre frais sans avoir à choisir ente boire et conduire.

Deux mois après l’ouverture, on se dit in petto que le service est encore un peu approximatif et naïf mais on pardonne vite car il est souriant et fondé à bien faire. Malgré les prix un peu alti, on sort de l’Alimentari ravis en se disant que définitivement, l’Italie, ça nous botte.

Où : 6 rue des Ecouffes, 75004 – 01 42 77 24 59

Quand : le soir pour profiter des deux tables en terrasse. Fermé le lundi.

Avec qui : votre guépard, votre cavaliere, votre Gina

A vos pieds : des espadrilles ou des Ferragamo

Dans votre Ipod : Lasciatemi cantare, Toto Cutugno


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