Magazine Cuisine

Châteauneuf du Pape, Domaine Pierre Usséglio 2000, Cos Labory 2003 Pichon Longueville Comtesse de Lalande 1998

Par Daniel Sériot

Nous apprécions toujours le confit de joue de boeuf sur le Châteauneuf du Pape, et l'apprécions encore pour lui-même avant que n'arrivent les fromages.

Notre ami est allé se ravitailler chez un fromager qui affine parfaitement bien les fromages qu'il sélectionne d'une façon drastique et le plateau qui nous est apporté va permettre d'apprécier les deux vins de Bordeaux, les deux Rive Gauche. Ils sont très différents sans doute en aromatique et dans leur expression mais s'associent avec facilité au Saint Nectaire, au Chaource et aux tommes.

Les vins s'apprécient à titre de comparaison, et certains des dégustateurs ayant joué le jeu de la reconnaissance à l'aveugle ont pu observer les caractéristiques du Pauillac et du Saint Estèphe, en discuter et rendre passionnants les échanges.

P1010484

Châteauneuf du Pape : domaine Pierre Usséglio : Cuvée de Mon Aïeul  2000

P1010486

La robe est assez profonde, de couleur sanguine, Le bouquet est net et bien ouvert, avec des arômes de cerises kirschées, de fraises sauvages, d’épices variées, de garrigue, et des notes de chocolat. La bouche est généreuse, dans une construction allongée, les tannins fins et mûrs de trament dans un corps fuselé, plein et charnu, rehaussé de fruits épicés. La finale est persistante, d’une bonne allonge, soutenue, d’une satisfaisante harmonie, mise en valeur par les saveurs décelées à l’olfaction. Noté 16,5, même note plaisir.

Bordeaux : Saint Estèphe : Cos Labory 2003

La robe est profonde, avec des reflets de teinte rubis. Le nez  intense, évoque, au premier plan la soupe de fruits mûrs (cassis, myrtilles et cerises), les épices douces, la résine, l’humus, avec des notes réglissées. L’attaque est franche, le vin se développe, avec puissance, dans un corps dense et charnu, d’une agréable velouté de texture, rehaussé de fruits épicés expressifs. La finale est longue, autoritaire, avec un grain tannique qui reste enrobé, d’une bonne fraîcheur, fruité, épicée, avec des notes d’humus, et de prémices de truffes noires ; elle est ponctuée par une légère amertume due à un manque d’aération. Noté 16,5, même note plaisir

Bordeaux : Pauillac : Pichon Longueville Comtesse de Lalande 1998

La robe est profonde de couleur sanguine ; l’olfaction est nette et d’une bonne intensité avec des arômes de cassis frais et de cerises, de léger tabac, avec des notes grillées,  florales et de légers poivrons . La bouche est délicate, longiforme, finement charnue, plus charpentée dans un centre rehaussé de fruits frais. La finale est élancée, fraîche, tout en conservant une agréable douceur tactile, fruitée, florale, avec quelques notes végétales qui ne sont pas rédhibitoires. Noté 15,5, même note plaisir

P1010485

Posté par Daniel S à 00:01 - Dégustations éclectiques - Commentaires [0] - Permalien [#]

Vous pourriez être intéressé par :

Retour à La Une de Logo Paperblog

Ces articles peuvent vous intéresser :

A propos de l’auteur


Daniel Sériot 20615 partages Voir son profil
Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte

Magazines