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Mon vrai repas de Saint-Valentin, mésaventure comprise...

Par Eric Bernardin

Je vous ai conseillé hier un repas pour la Saint-Valentin fait à partir de recettes parues précédemment dans mon blog. Ne refaisant que rarement deux fois la même recette, ce n'est pas du tout celui que j'ai fait dans la vraie vie.

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Déjà, je n'avais pas prévu un Champagne, mais un mousseux. Bon, pas n'importe lequel. Je vous en ai parlé longuement ICI. Ceci dit, j'ai respecté les conseils que je vous donnais hier: c'est un Chardonnay, et il a une dizaine d'années. Il s'est avéré encore meilleur que les dernières fois que je l'avais bu: nez intense et complexe sur la brioche chaude et la noisette grillée. Bouche ample, riche et vineuse, avec des bulles caressant le palais et une acidité qui structure et donne de l'allonge au vin. La finale est intense et prégnante. Pour tout dire un régal qui a accompagné notre repas!

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Le repas, venons-y: pour commencer, des croustillants au jambon cru et fromage frais. J'ai fait cette mise en bouche parce que:

  • y a pas mieux qu'un p'tit truc croustillant pour réveiller les papilles

  • le jambon cru, c'est super bon avec un champagne d'un certain âge

  • le tout serait un peu sec s'il n'y avait le fromage qui apporte fraîcheur et moelleux

Et de fait, ce fut vraiment tip-top avec mon mousseux. Un bon début!

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Pour arriver au plat qui suit, je m'en vais vous conter un vrai roman d'aventure. Non pas que j'ai pêché ces queues de langouste moi-même dans une mer déchaînée. C'est plus épique que ça encore...

Je les avais achetées en début d'après-midi dans un supermarché situé à 7 kilomètres de la maison. Un paquet de 4 queues surgelées. Arrivé chez moi, j'en met deux à dégeler. A 18h50, une fois que j'ai mis la base de mes croustillants au four, je commence à dépiauter mes deux queues, tranquillement. La première est nickel: blanche, rebondie, ferme. Le deuxième est un peu molle, a une couleur entre le rose et le marron et sent plus le poisson pas très frais qu'autre chose... Je ne peux pas servir CA! Je cours à mon congélateur, et vais chercher une queue de secours que je dois dégeler à l'eau chaude du robinet en quatrième vitesse! Symptôme identique à la deuxième queue. Pas bonne! Retour au congélateur pour la queue de la dernière chance: pas mieux... Il est alors 19h15. J'appelle le supermarché pour leur raconter ma mésaventure et leur demander si on peut procéder à un échange standard. Au bout du troisième interlocuteur, on me répond positivement. Je remets mes 4 queues dans un sac plastique et mon ticket de caisse dans ma poche et je fonce au supermarché qui ferme à 19h30! J'arrive à 19h25. Le responsable est au téléphone. A 19h27, nous discutons, il regarde, sent, fait la grimace. Et me dit que je peux aller chercher un nouveau paquet. Je fonce au rayon surgelé. Il est 19h30: je suis de nouveau propriétaire de 4 queues de langouste que j'espère supérieures aux queues précédentes...

De retour à la maison, j'en re-dégèle deux vite-fait? Pour le coup, je ne les redépiaute pas. Je me contente de les couper en médaillon. La première est nickel. La deuxième m'a l'air un peu moins bien, mais nettement moins pire que les 3 du paquet précédent. On fera avec.

Je les fais cuire dans un mélange de beurre et d'huile de noisette. Environ 1mn30 de chaque côté. Puis je les sers avec des morilles qui ont infusé à feu très doux dans de la crème. Là encore, le mariage avec le Chardonnay est impeccable. Par contre, encore remué par les évènements de l'heure précédente, j'ai tendance à rechercher le moindre goût suspect dans ce que je suis en train de manger, ce qui me gâche un peu le plaisir...

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Le dessert est un gâteau moelleux à la chantilly de turon & chocolat blanc, saupoudrée de pralin, écorces d'orange et amande grillée (si ça vous dit quelque chose, c'est normal, c'est un reste de la préparation des palets au chocolat blanc). C'est impressionnant comme ça, mais c'était léger et digeste (recette à suivre).

Pour conclure ce repas, nous avons siroté tranquillement un Cognac de 1960, toujours aussi délicieux. Une soirée qui finit (heureusement) très bien!


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