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Quand Mamina nous invite à r'dîner...

Par Olif

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Voilà l'automne qui pointe tout juste le bout de son nez sur le calendrier et Mamina nous fait déjà ranger la cartouchière et le fusil pour ressortir masque et tuba. Direction Messine. Pêcher la sardine, évidemment, et pas le maquereau ni le hareng, je le précise à l'intention des jeunes novices lectrices du blog de Mamina. Mamina, que l'on surnomme volontiers la Maman des poissons, dans les quartiers bourgeois de Bourges (non, ce n'est pas un pléonasme!) et les milieux piscicoles berrichons branchés.

Et je ne sais pas pourquoi, ce menu de Mamina me donne envie de chanter. Pas une paillarde, tant pis pour ceux et celles qui en rêvaient, mais une ode à la Maman des poissons, écrite par ce cher Boby, et réarrangée légèrement à ma sauce, pour la plus grande gloire de Mamina. Musique, Maëstro!

"Si l'on ne voit pas pleurer les poissons
Qui sont dans l'micro-onde
C'est que jamais quand ils manquent de cuisson
Mamina ne les gronde
Quand ils sont pris en sandwich entre jambon
Et piment d'Espelette
Et qu'ils voient rouge à cause des poivrons
Elle reste muette
La maman des poissons elle est bien gentille !
Elle ne leur fait jamais la vie
Même entre deux tartines
Ils sont mangés quand on en a envie
Et quand ça a dîné ça r'dîne!

La maman des poissons elle a l'oeil tout rond
On ne la voit jamais froncer les sourcils
Tout le monde l'aime bien, elle est bien gentille
Finalement, et si c'était bon.
La maman des poissons elle est bien gentille !"

Idée de menu

Eh oui!, elle est bien gentille, Mamina, mais pour le Menu n°13, elle est allée piquer une recette de millefeuilles chez Cess in the City, ce qui pourrait lui valoir une amende et un lancer de tomates si les aubergines n'étaient pas aussi conciliantes et appétissantes. Avant de faire amende honorable en proposant un "SANDWICH" DE SARDINES AU JAMBON CRU, OIGNONS ET POIVRONS ROUGES, issu de sa propre production, puis de revisiter la Belle Hélène et les recettes de Philippe Guignard, le célèbre pâtissier d'Orbe, dans le Jura vaudois, connu jusque dans les moindres recoins berrichons.

Alors, avec l'entrée et le plat, forcément, il faut ouvrir un blanc, à la limite un rosé. L'accord terre-mer oriente vers la minéralité et la salinité. La pierre et le sel! On ne bouge pas, je crois bien que j'ai ce qu'il faut!

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Les Terres Salées 2005, de Christophe Barbier, un Vin de Pays des Côtes de Pérignan cultivé sur un ancien marais salant, dans le secteur de la Clape, du côté de Narbonne, fera parfaitement l'affaire. Un pur Bourboulenc, ce qui en soit n'est déjà pas si banal, avec une belle fraîcheur, de la droiture et de la tension, pas si fréquente pour un vin sudiste, un premier nez légèrement grillé, très élégant, et une finale qui révèle la salinité du terroir. Impeccable pour les sardines de Mamina! Et un vin réellement étonnant! 11€ le 2004 chez le caviste étonnant, justement! Et le 2005 approximativement au même prix chez Pinpin, aux Vignes de Merlin à Saint-Pol-de-Léon, là où je me suis procuré ce flacon.

Cette fois-ci encore, pour le dessert, je vais être obligé de tricher, car avec la Belle Hélène, on n'a pas envie de salé, mais de sucré. Alors, peut-être que l'on pourrait faire preuve d'Audace, en débouchant une bouteille de cette cuvée de Poulsard passerillé made in Jura by Stéphane Tissot? Un vin fait pour le chocolat!

Olif 


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